Son financement initialement prévu à part égale de contribution publique et privée, a vu la part des finances publiques augmenter progressivement de 50, puis 60 et à ce jour 71%.
Ces 25 Milliards € pourraient aider à remettre sur les rails le service public de transport ferroviaire aujourd'hui gravement déficient. D'après des économistes il faudrait investir 20 Milliards € dans l'infrastructure, 20 Milliards € dans le renouvellement du matériel, éponger les dettes de RFF et de la SNCF qui s'élèvent globalement à près de 40 Milliards €.
Ce mauvais choix d'investissement dans le système TGV LGV qui persiste depuis 30 ans est aberrant.
D'autant que ce modèle ferroviaire à grande vitesse ne pourrait couvrir au mieux que 2% des besoins quotidiens en transport.
C 'est-à-dire les transports de plus de 50 km de distance.
Lors de l'inauguration du tronçon Rhin Rhone, Le premier ministre François Fillon nous a fait entendre cette déclaration remarquable :
« Qui serions-nous si nous laissions aux générations futures quelques milliers de kilomètres de ligne à grande vitesse, et, à côté, 30.000 km de voies non entretenues à reconstruire? »
Il est à espérer que l'Etat joigne les décisions politiques aux bien jolies déclarations de principe, et investisse dès aujourd'hui des milliards € dans la régénération nécessaire du réseau existant, et uniquement quelques millions € dans de nouvelles infrastructures nécessaires. Aujourd'hui malheureusement la politique ferroviaire des 30 années d'idée d'avance TGV, à l'inverse du bon sens et de l'économie, du social et de l'environnemental persiste ainsi que le cauchemar quotidien de millions de voyageurs obligés de subir les aléa d'un service de transport ferroviaire de plus en plus défaillant.
LGV Signal d'alarme