Il va de nouveau faire face à Alain Fillola en mars prochain à Balma. Vincent Noves annonce la couleur. Rencontre dans le cadre de notre dossier de cette semaine« Municipales 2014, les points chauds de l’agglo ».
Dans quel état d’esprit êtes-vous à la veille de l’entrée dans la campagne municipale ?
Je suis très serein. La pression est sur Alain Fillola qui doit sentir que les choses vont être très, très serrées. Même des gens proches de lui le disent. Il a fait trois mandats et va se représenter pour atteindre le quart de siècle de pouvoir sans partage. Il y a une usure ! Et à cela il ne peut rien… Depuis 2008, notre équipe a beaucoup travaillé et a toujours été une opposition constructive… Nous nous présentons aujourd’hui comme une force alternative crédible.
Les retours terrain que vous avez sont-ils différents de ceux de la campagne de 2008 ?
Complètement. Cette fois-ci les gens me reconnaissent parfaitement… Ils savent que j’ai travaillé et que j’ai été en contact avec eux tout au long de la mandature. Mon sentiment est qu’ils sont prêts à franchir un pas qu’il n’avait pas osé en 2008.
Quels reproches entendez-vous ?
Nous avons dans notre ville une très grosse explosion de l’urbanisme, et les Balmanais l’attribuent au maire. Ils ont raison puisqu’il a voté le PLU (plan local d’urbanisme) qui le permet. Il y aura donc une explosion de la colère des électeurs à la hauteur de l’explosion de l’urbanisme. Ils ont le sentiment que la ville se développe sans eux. D’ailleurs un certain nombre de Balmanais de sensibilité de gauche me disent en porte à porte ou sur le terrain qu’ils me soutiendront…
Vous êtes également conseiller régional, quelle est votre priorité ? Balma ou la région ?
Depuis toujours je n’ai que mars 2014 en tête ! La priorité est de m’occuper des Balmanais. C’est ce que j’aime en politique.
Le Journal Toulousain