Par Pascale Binet
« Le COPIL (COmité de PILotage) de lundi 09 janvier 2012, réunissant notamment des élus de Midi Pyrénées a validé la proposition de Ligne à Grande Vitesse de Réseau Ferré de France. Mais force est de constater qu’au fur à mesure que ce projet avance, les finances, elles, reculent. Quel paradoxe : D’un côté, les exigences légitimes des élus, pour limiter les nuisances sur les habitants se retrouvant avec une Ligne à Grande Vitesse contigüe à leur habitation, qui majorent considérablement les coûts de construction. D’un autre côté, ces mêmes élus ne veulent pas financer et demandent à Réseau Ferré de France et à l’Etat de payer. Mais l’Etat trop déficitaire sollicite davantage les élus locaux pour régler la facture. Au final, si un jour le projet voit le jour, il ne pourrait être financé qu’en augmentant nos impôts locaux et nos impôts nationaux. Ce projet avance alors que l’utilité publique serait étudiée en 2013 et décidée en 2014. Donc, aucune véritable décision ne sera prise avant les présidentielles et législatives de 2012, ni même avant les communales et territoriales de 2014. Entre temps, le gouffre va s’agrandir entre le prix de la LGV qui va continuer d’augmenter et les financeurs qui vont continuer de se désengager par nécessité économique. » Thierry Fourcassier, porte parole de l’Union pour la Sauvegarde des Villages
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