La création de la ligne à grande vitesse LGV Paris-Tours-Bordeaux-Toulouse est désormais actée. Dans quelques années, les midi-pyrénéens pourront rallier Paris en 3 heures. Ce ne sont pas simplement 200 kms de voie à grande vitesse que nous allons créer entre Bordeaux et Toulouse mais bien une véritable révolution dont on ne mesure pas encore toutes les conséquences !
Les expériences récentes (la ligne rapide vers Strasbourg ou le sud-est de la France) à méditer : dès la mise en service de ces lignes, le nombre de voyageurs a augmenté mais c’est la façon même de penser les relations économiques entre les territoires qui a été profondément modifiée.
Quand Toulouse se trouvera à 3 heures de TGV de Paris, ce sont tous les échanges avec l’Aquitaine et avec la région-capitale qui s’en trouveront profondément bouleversés.
D’abord pour les voyageurs : le nombre de personnes venant en Midi-Pyrénées devrait littéralement exploser. Notre région connaîtra donc un essor très rapide en matière de tourisme. Les midi-pyrénéens pourront aller plus facilement à Paris mais également vers le reste du pays : Bruxelles sera à 4 heures de train de Toulouse ! Les échanges économiques, et notamment de marchandises, devraient également en bénéficier. A terme, tout laisse à penser que se développeront autour et grâce à cette liaison de nouvelles activités économiques.
Mais tout cela ne sera possible que si chacun des partenaires impliqués dans la création de cette ligne y met réellement de la bonne volonté.
Longtemps, beaucoup d’acteurs politiques et économiques ont attendu les intentions exactes de l’Etat. Le gouvernement de François Fillon a mis fin au suspense en s’engageant à construire cette LGV. L’Etat prévoit un effort financier sans précédent pour la ligne Bordeaux-Toulouse de plus de 3 milliards d’euros. Il reste aujourd’hui aux collectivités locales, dont les territoires seront les principaux bénéficiaires de cette liaison, à s’impliquer dans le projet. Aujourd’hui la Région se fait encore attendre quant à sa participation de 400 millions d’euros…Pourtant, l’heure n’est plus aux atermoiements !
Ceux qui seraient tentés de faire échec au projet, en refusant de le financer, prennent la lourde responsabilité de condamner notre région à jouer les seconds rôles ! Les conséquences en seraient désastreuses pour l’économie donc pour nos emplois. Cela priverait les midi-pyrénéens d’un droit élémentaire déjà reconnu à toutes les régions de France : celui d’être relié à la capitale par une liaison à grande vitesse ! Ce serait irresponsable !
Brigitte Barèges
Présidente du Groupe d’opposition « Osons Midi-Pyrénées »