Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

TGV à Orthez : une idylle qui ne veut pas rester à quai

TGV_773.jpgL'ancien cheminot André Salles (à gauche), passionné du monde ferroviaire, est à l'origine de cette journée de célébration. Il est ici aux côtés de l'ancien maire René Ricarrère et de l'adjoint René Descazeaux qui voient en cette célébration une opportunité de montrer l'attachement de la ville au train à grande vitesse.   

Le 30 septembre, plusieurs animations seront proposées à la gare pour les 20 ans du TGV à Orthez. Une façon aussi de se positionner pour le tracé de la future LGV.

Pour célébrer les 20 ans du premier arrêt d'un TGV à la gare d'Orthez, un comité de pilotage s'est mis en train début avril pour définir les festivités qui marqueront cet événement ferroviaire. Vendredi 30 septembre, soit un jour après le vingtième anniversaire, ce n'est toutefois pas un wagon d'animations qui sera proposé, mais plutôt une commémoration simple, chaleureuse et informative comme l'ont voulue les organisateurs.

« C'est davantage une journée symbolique. Les activités se concentreront le matin. A partir de 7 heures, les voyageurs seront d'abord accueillis avec un café convivial », explique André Salles, ancien employé de la SNCF à la retraite à l'origine de la manifestation. Collectionneur, ce dernier fera également partager sa grande passion, et montera, dans le hall de la gare, un réseau miniature de 2,20m sur 1,30m avec notamment la reproduction fidèle de la rame TGV 321, celle qui porte depuis 1993 le nom et les armoiries de la ville.

Cet habitant de Bonnut présentera aussi plusieurs autres modèles du matériel actuel de la SNCF. Allocutions et buffet sans alcool seront au programme après midi. Ainsi que de nombreuses surprises. Le comité de pilotage en tait encore la teneur mais il est conseillé notamment de ne pas rater l'arrivée en gare du train Pau-Paris de 8h33...

Peut-être un jour à 3h30 de Paris

Ce moment de souvenir se voudra également tourné vers l'avenir. Le premier arrêt d'un TGV à Orthez, le 29 septembre 1991, précisément à 12h18, fut une révolution pour la vie locale. « Et aujourd'hui, nombre de voyageurs montent ou descendent du train à Orthez, à l'image des étudiants les vendredis et dimanches soir. Beaucoup doutaient pourtant de l'utilité d'un tel arrêt à 40km de Pau. Mais les chiffres parlent et les Orthéziens, et plus largement les habitants de l'Ouest Béarn, montrent leur attachement à ce TGVqui s'arrête sur leurs terres », souligne l'ancien maire René Ricarrère qui avait dû faire preuve, alors, de persuasion pour obtenir deux haltes du train à grande vitesse. Depuis 2008, le TGV fait halte six fois dans la cité Fébus. Mais cela va-t-il durer ? Car une nouvelle « bataille du rail » s'est engagée pour qu'Orthez continue de voir s'arrêter des TGV sur son sol. En jeu, servir de desserte béarnaise à la nouvelle LGV (ligne grande vitesse).

« Cet anniversaire va permettre de sensibiliser les gens sur la nécessité de disposer d'une telle desserte », remarque le maire-adjoint René Descazeaux. Un intérêt économique, touristique accru si la ville se retrouve un jour à 3h30 de Paris. « En outre, logiquement, si les TGV continuent de s'arrêter dans notre gare, elle pourrait également voir le passage de davantage de TER, pour les correspondances », remarque René Ricarrère.

Faisant d'Orthez un véritable noeud ferroviaire. Une telle célébration, le 30 septembre, pourra donc peut-être apporter sa pierre à la candidature orthézienne alors qu'un grand débat public autour de la LGV en Béarn doit se dérouler l'an prochain.

 

===> Une nouvelle centrale d'affichage à la gare

Petit à petit, la gare d'Orthez se modernise. Il y a un mois par exemple, a été mis en place un système d'affichage et de centrale d'annonce automatisé, avec téléaffichage, permettant une meilleure interactivité et délivrant des informations presqu'en temps réel aux voyageurs. En projet aujourd'hui, des petits travaux de remise à niveau du hall avec l'installation de portes d'entrée automatiques. Sans oublier le gros morceau, un chantier de sécurisation qui doit aboutir pour Pâques 2012 : la construction d'un passage souterrain (avec ascenseurs) et le déplacement du quai central de l'autre côté des voies. Des quais qui seront aussi réhaussés pour faciliter l'accès aux trains.

La République des Pyrénées
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article