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Statistiques de la délinquance 2009 : des chiffres contrastés pour le Tarn-et-Garonne

delinquance.jpgUne étude rendue publique hier fait état d’une mutation de la délinquance dans notre département.

Longtemps, la délinquance était en ville. Mais elle gagne du terrain ces dernières années et il n’est plus rare de constater des faits, parfois d’une grande gravité, dans les zones rurales du département.

L’année 2009 est de ce point de vue tristement exemplaire. Les chiffres de la délinquance progressent de 7% dans le département et c’est essentiellement du fait des infractions constatées en dehors des villes et agglomérations.

La situation n’est certes pas catastrophique mais elle est alarmante. Elle appelle des réactions immédiates des responsables politiques.

La Ville de Montauban, qui connaissait un situation très difficile sur le plan de la délinquance, a vu ses statistiques sur l’insécurité fondre depuis 2001. Dés le premier mandat, la délinquance de voie publique a baissé de 70%, avec une inflexion marquée pour les infractions sur les stupéfiants et les vols. En 9 ans, elle a diminué de plus de 60%.

Cette forte diminution des crimes et délits est le fruit d’une volonté, celle de l’équipe municipale élue en 2001 et en 2008, mais également d’une collaboration étroite entre la municipalité et les services de l’Etat. Elle a été rendue possible grâce aux importants moyens investis dans la police municipale et la vidéoprotection mais aussi dans la rénovation urbaine des quartiers.

Les maires des zones rurales, désormais confrontés à ces phénomènes de délinquance, ne peuvent pas déployer des moyens identiques en raison d’une capacité financière limitée.

Le Conseil général du Tarn-et Garonne aurait dû anticiper cette poussée de la délinquance rurale et, au titre de sa mission de solidarité entre les territoires, mettre en place une politique d’aides en matière de sécurité.

Dans de très nombreux départements, la politique départementale d’aides aux communes intègre les besoins, des communes rurales notamment, d’équipements en matière de sécurité.

Les départements peuvent par exemple prendre à leur charge la vidéoprotection aux abords des collèges. C’est le cas dans les Alpes-Maritimes. Dans le Val d’Oise, le Conseil général prend à sa charge une partie des équipements des polices municipales ou la construction des commissariats. Et les exemples sont nombreux.

Il serait incompréhensible que l’actuel exécutif départemental ne réagisse pas face à une situation qui s’aggrave davantage tous les ans. Les habitants des petites communes, rurales ou non, ont le droit de vivre en sécurité comme tout le monde.

La politique de solidarité départementale doit aussi passer par une réponse appropriée aux besoins exprimés par les maires des communes, dont les moyens sont réduits, en matière de lutte contre la délinquance et la criminalité.

Brigitte Barèges
Député-Maire de Montauban
Présidente du groupe Osons Midi-Pyrénées

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