Le président socialiste du conseil général de la Haute-Garonne, Pierre Izard, a mis en garde mercredi contre un abandon du projet de TGV à Toulouse.
On pensait l’affaire classée depuis plusieurs années. Pour Pierre Izard, président (PS) du conseil général de Haute-Garonne, ce n’est visiblement pas le cas. Lors de ses vœux à la presse hier matin, le socialiste a ressorti des cartons le projet de construction d’un second aéroport dans la région, le proposant comme une alternative en cas d’abandon du projet de ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse. "S’il n’y a pas de LGV à Toulouse, il faudra reparler d’un second aéroport", a-t-il ainsi indiqué.
Les défenseurs de la LGV inquiets
Vieux serpent de mer, l’idée avait refait surface il y a plus de dix ans pour parer à l’augmentation constante du trafic aérien. "A l’époque, la plupart des élus socialistes de la région s’étaient clairement positionnés contre ce projet", rappelle Xavier Bigot, porte-parole du groupe local EELV. Ce fut finalement le Grenelle de l’environnement, en 2007, qui enterra le projet. Alors pourquoi agiter de nouveau le chiffon rouge ? "Le projet de LGV bat de l’aile. Certaines collectivités renoncent à le financer, la population locale doute de son intérêt, le mode de financement public-privé est contesté… Cela a de quoi inquiéter ses défenseurs, analyse Xavier Bigot. Pierre Izard cherche peut-être à faire peur : ‘‘Si vous vous opposez à la LGV, on vous collera un aéroport’’. Mais ce n’est pas crédible…"
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