La mairie invitait, ce lundi 30 mai, les Urruñars à une réunion publique pour les informer sur l'avancée du projet LGV. Après un discours de bienvenue du maire Odile de Coral, c'est le conseiller municipal Didier Picot, membre de la commission technique LGV à la Communauté des communes Sud Pays basque, qui a présenté, document power point à l'appui, les dernières nouvelles.
La première partie de son exposé proposait des informations déjà connues publiquement : le lancement de la phase 2 des études (justification de la solution retenue, finalisation du financement,) après approbation du gouvernement français (27 septembre 2010), les deux arrêtés pris par le préfet : celui autorisant des sondages de sol sur le fuseau retenu et celui de sursis à statuer (attaqué en justice par les trois Communautés de communes) bloquant tout le foncier sur le fuseau et enfin le projet Tours-Bordeaux en passe d'être approuvé.
Des décisions contestées par les trois Com Com (Nive-Adour, Errobi et Sud Pays basque) qui, bien que favorables à un projet Sud Europe Atlantique, sont opposés à la traversée du Pays basque et demandent une étude indépendante sur l'utilisation des voies existantes et l'utilisation de la traversée centrale des Pyrénées pour le fret. Opposition tenace du côté de l'association Nivelle Bidassoa (Pantxo Tellier son président a fait un bref exposé) qui, s'appuyant sur le dernier rapport de Hervé Mariton, démontre la fragilité financière du schéma (13 milliards de dettes supplémentaires) que ne pourront supporter fonds privés et publics réunis. Elle dénonce aussi la décision récente du Conseil général de verser 79 millions d'euros pour le tronçon Tours-Bordeaux sans contreparties.
Une stratégie généraleAprès avoir également donné la parole à Jacques Saint-Martin du cercle du Burruntz, qui a réaffirmé l'illogisme du projet, Didier Picot a redéfini la stratégie générale : une unité sans faille, des actions convergentes chacun dans son rôle, gagner du temps, repousser le projet et agir à tous les niveaux politiques en même temps afin que les décideurs baissent les bras.
Revenant sur les actions entreprises, techniques (lancement de propres études), juridiques avec les services de Corine Lepage (arrêté préfectoral attaqué, constitution d'un dossier pour attaquer éventuelle déclaration utilité publique) ou de lobbying (contacts avec TDIE, SNCF et RFF), il a insisté également sur les points à travailler : atteintes environnement, gouvernement, région Aquitaine, Conseil général.
Bref plus que jamais, le combat n'est pas mort et la persévérance dégagée et la faible priorité du dossier pour RFF et la SNCF sont pour lui autant d'éléments qui pourraient inciter les décideurs à revoir leur stratégie ferroviaire, une conviction qui ne demande qu'à être partagée.
Le Sud Ouest du 040611