« Mardi 18 septembre 2012, lors d’une conférence de presse, nous avons abordé le recensement à Toulouse. Pour mémoire, la progression démographique serait passée de 7.000 à moins de 1.000 habitants par an depuis 2008. Cela engendre un manque à gagner de la Collectivité en subventions de l’État à hauteur de 5 millions d’euros par an. Dans un article du quotidien régional ce mercredi, un adjoint au Maire tente péniblement de répondre en « noyant le poisson ». Tout d’abord, nous prenons acte de ce qu’il avoue que le recensement opéré à Toulouse est « irréaliste ». Ensuite, l’adjoint ne nous donne aucune explication. Enfin, il ne conteste pas le chiffrage du manque à gagner de 5 millions d’euros par an pour la Ville. En guise de réponse, il ne peut qu’allumer un contre feu totalement hors sujet vis-à-vis de l’ancienne équipe municipale : en ne passant pas en Communauté urbaine dès 2000, le Grand Toulouse n’avait pas bénéficié de 20 millions d’euros de subventions étatiques en plus. Cet argument de diversion repose sur une amnésie feinte de la Municipalité : si le recensement relève de la seule commune de Toulouse, le passage en Communauté urbaine requérait l’unanimité des communes du Grand Toulouse (dont la plupart était socialistes), laquelle n’existait pas avant 2008. L’ensemble des Maires avaient planifié cette transformation pour après l’année 2008. Ce n’était donc pas, contrairement au recensement aberrant, de la seule responsabilité de la collectivité toulousaine de l’époque. Décidément, la Municipalité répond à côté et avec des arguments qui ne tiennent pas debout…comme les chiffres du recensement ! » Jean Luc Moudenc, président du Groupe Toulouse pour Tous