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Qui se préoccupe des riverains ?

TGV_1321.jpgPériph, LGV, les particuliers résidant près des grands chantiers ont parfois le sentiment d’être des laissés-pour-compte.

Nous évoquions, il y a quelques jours, la partie de bras de fer qui oppose des agriculteurs de Monts aux acteurs du chantier de la LGV. Tout en reconnaissant la légitimité de leur action, Bernard Thomas, de Chambray-lès-Tours, n'en estime pas moins que municipalités et agriculteurs ont plus de facilité à se faire entendre que les riverains « qui sont pourtant les premiers concernés par ces travaux ou par ceux de la modification du périphérique. »

" Il y a trente ans on était tranquille "

Et de citer son cas personnel : « Nous avons acheté notre propriété il y a plus de trente ans pour jouir du calme de la campagne tout en étant près de la ville.
« Il n'y avait alors ni LGV, ni périphérique. C'est après qu'ils sont venus perturber notre environnement, mais les infrastructures devaient être enterrées et assez loin de la maison de sorte que les désordres étaient limités. »
Ce lecteur explique que le projet a ensuite évolué : « LGV et périphérique se sont alors trouvés à cent cinquante mètres de notre maison. Il a fallu créer des ponts, modifier des voies de circulation.
« Qu'avons-nous, nous, riverains, pour nous défendre ? Les associations, bien sûr, qui font le maximum pour atténuer les dégâts causés par ces grands travaux, mais la situation n'en reste pas moins parfois désespérante. »
Et Bernard Thomas d'insister sur le problème des protections, en particulier phoniques : « Le conseil général et le concessionnaire de la LGV se renvoient " la patate chaude " afin de savoir qui doit prendre à sa charge les équipements sur lesquels pourraient être éventuellement installés les écrans de protection contre le bruit. On attend le résultat des mesures acoustiques afin d'être bien sûr que cela se justifie.
« De qui se moque-t-on ? Quand je vois les protections pharaoniques mises en place sur le périphérique nord-ouest, je me demande s'il n'existe pas une différence de traitement selon l'endroit où on réside.
« Alors, oui, je comprends que les agriculteurs défendent leurs terres, je comprends que les municipalités traversées s'unissent au sein de collectif pour obtenir des contreparties, mais je continue à avoir le sentiment que nous, riverains, nous restons un peu les laissés-pour-compte de ces grands travaux. »

La Nouvelle République

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