C'est en parcourant l'actualité toulousaine de ce matin que j'ai appris la bonne nouvelle du jour : la ville de Toulouse aura désormais gratuitement et pour 99 ans la gestion du Castelet de la prison Saint-Michel.
Grâce à l'article pertinent de Michel Pech, nous apprenons qu' "une grande partie de cet espace sera consacrée à la mémoire comme l'ont souhaité les associations d'anciens combattants, de résistants et de victimes de la seconde guerre mondiale."
Et force est de reconnaitre que le journaliste s'y connait particulièrement bien sur la question puisqu'il est lui même le conseiller municipal délégué à la mémoire et au monde combattant à la mairie de Toulouse.
Une question me vient alors à l'esprit : comment un élu municipal chargé d'un dossier peut intervenir en tant que journaliste sur un même dossier et écrire un article à la gloire du projet en question ?
Ou se situe la déontologie dans tout ça ?
Nous connaissons aujourd'hui une grande défiance du peuple français envers l'action politique et envers les médias. Beaucoup critiquent avec justesse la proximité des deux professions, les intérêts croisés entre journalistes et élus mais absolument rien ne peut justifier que sur un même dossier, élu et journaliste ne soit qu'une seule et même personne.
Cette type d'action ne peut qu'accroitre la fracture entre le peuple et les élus et fait par la même le lit des extrêmes.
Au moment où il est de notre devoir à tous, de réconcilier les français avec leurs représentants, il est vraiment des fautes éthiques dont on se passerait.
Xavier Spanghero