Philippe Carreyre, conseiller général de Saint-Symphorien, s'insurge contre les choix du Réseau Ferré de France, qu'il juge inadéquats.
«Non, non et non ! Ce canton n'a rien à gagner à voir passer des trains qui ne s'arrêteront jamais et détruiront nos paysages. » Philippe Carreyre ne craint pas d'en faire trop sur un sujet pour lequel il ne paraît pas prêt à changer d'avis. Le maire et conseiller général PS de Saint-Symphorien se souvient surtout avoir interpellé un représentant de la SNCF lors du dernier congrès de l'association des maires de France, à propos du tracé de la LGV Bordeaux-Espagne.
Un courrier de la SNCF
Pour répondre à plusieurs de ses interrogations, et notamment sur un linéaire allongé entraînant des surcoûts, pour tenir compte des contraintes d'insertion et éviter les vignobles, le Parc naturel régional des Landes, le périmètre militaire du Centre d'essais en vol, Philippe Carreyre tend aujourd'hui un courrier signé de Stéphane Volant, secrétaire général de la SNCF, dans lequel il est précisé « qu'à aucun moment, la SNCF n'a eu à se prononcer sur un tracé défini par RFF ». Réseau Ferré de France est propriétaire et gestionnaire du réseau ferroviaire, en charge des projets et de l'aménagement des infrastructures pour le compte de la SNCF.
Mais surtout, en ce qui concerne une éventuelle mixité des circulations fret et voyageurs sur cette ligne et notamment sur la section Dax-Bordeaux, « là encore, il ne s'agit pas d'une recommandation de la SNCF. C'est à la demande du Conseil régional d'Aquitaine que RFF a décidé de poursuivre les études sur cette question à l'issue du débat public », écrit Stéphane Volant, convaincu d'ailleurs que « cette mixité présenterait un risque de ralentissement des trains de fret par rapport à l'utilisation de la ligne classique ». Philippe Carreyre en tire la conclusion suivante : « Cela fait cinq ans que l'on nous rebat les oreilles avec la LGV en bourrant nos boîtes aux lettres de prospectus en faveur de GPSO, mais leurs arguments ne tiennent pas. »
Des nuisances sonores
Pour s'en convaincre, Philippe Carreyre a écrit tout récemment à Michel Lacôme, maire de Balizac, à la suite de la réunion du 26 avril, sur les derniers résultats de l'analyse du projet GPSO : « Inutile de dire qu'une nouvelle fois, Réseau Ferré de France se moque de nous et des territoires traversés. En effet, ils souhaitent passer sur les points hauts de la commune et sur remblai accentuant de ce fait les nuisances sonores, notamment pour le centre-bourg situé sous l'influence des vents dominants. Pour l'anecdote, ils ont repéré sur le secteur de Les Commes, un espace sensible et remarquable à préserver pour son authenticité. Il s'agit tout simplement d'une lagune creusée artificiellement dans les années 80. »
Le Sud Ouest du 100511