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Pas de TGV avant 2017

Il faudra plus de six ans pour construire la ligne nouvelle. Et les négociations continuent. Avec de gros contributeurs publics.

Ce n'est pas gagné. Le contrat de concession pour la construction et la maintenance de la ligne nouvelle à grande vitesse entre Tours et Bordeaux n'est toujours pas signé. Comme le dit une source financière proche du dossier, « on est bien dans la dernière ligne droite, mais personne ne sait quelle est sa longueur ».

Il faudra soixante-seize mois depuis la signature du contrat de concession entre Réseau ferré de France et Lisea, le groupement conduit par la société Vinci, jusqu'à la mise en service de la ligne, soit six années et deux mois. Elles ne seront pas de trop, car il s'agit, rappelons-le, de construire 302 kilomètres entre Tours et Bordeaux, un investissement supérieur à 7 milliards d'euros. Ce qui, au mieux, mettrait Bordeaux à peine à plus de deux heures de la gare Montparnasse, pour le printemps 2017.

Conditions landaises

Après moult reports, l'hypothèse d'une signature à la fin du mois de février est aujourd'hui avancée. Elle donnerait un feu vert aux travaux. Mais il faut que les 57 collectivités du Grand Sud-Ouest sollicitées aient délibéré.

Il semble clair que les négociations continuent bel et bien avec certains gros contributeurs. Les Pyrénées-Atlantiques, la Région Poitou-Charentes et le Conseil général des Landes réservent en effet encore leur signature. Et celle-ci est essentielle à la signature du contrat de concession. « Nous ne sommes pas au bout de la négociation sur la Pau-Oloron et la gratuité de l'échangeur de Saint-Jean-de-Luz-Sud », indique Max Brisson, vice-président du Conseil général à Pau. Henri Emmanuelli, lui, veut obtenir, pour le lancement de travaux vers l'Espagne, un accord similaire a celui négocié par Martin Malvy pour le prolongement de la LGV Bordeaux-Toulouse.

La convention financière du Tours-Bordeaux est aussi soumise à l'assemblée plénière de la Région Midi-Pyrénées, le 28 février. « L'intérêt général va bien finir par s'imposer », estime Bernard Uthurry, vice-président de la Région Aquitaine. Nombreux sont ceux qui l'espèrent depuis des mois. Dernière ligne droite ?

Le Sud Ouest du 210111
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