Le conseil communautaire de ce soir devra donner deux avis vitaux : l'intercommunalité et le tracé de la LGV.
Ce soir, la Communauté de communes d'Astaffort en Bruilhois fera son entrée officielle dans la Communauté d'agglomération d'Agen (CAA). Un moment « solennel » pour Jean Dionis du Séjour, mais qui préfigure surtout l'avis que la Communauté d'Agglomération d'Agen doit rendre sur le schéma départemental de coopération intercommunal proposé par le préfet le 9 mai dernier et qui doit être débattu par tous avant le 9 août prochain.
« La géographie »
« Quand on arrive aux choses sérieuses, c'est la géographie qui prime », assène le président de la CAA. Qui ne s'est jamais caché de vouloir appliquer les frontières du Pays de l'Agenais à celles de la communauté d'agglomération qu'il préside. C'est aussi pour cela qu'il fera valoir quelques réserves aux propositions du préfet, notamment autour des communes des établissements publics de coopération intercommunales des Deux Séounes et de Beauville.
« La CAA représente 80 000 habitants et 85 % de la richesse fiscale », détaille l'élu. Mais ne dispose plus de réserves foncières pour son développement économique. À l'inverse des intercommunalités de l'Agenais. Qui, en plus, sont à proximité de toutes les structures. « C'est très stratégique pour nous ». Voire essentiel.
Autre point vital qui sera à l'ordre du jour : le tracé de la future LGV. Avec un choix « qui dépasse tous les clivages politiques ». Le Comité de pilotage du 23 juin dernier a laissé en suspend le tracé de l'Agenais : un double franchissement de la Garonne à Boé ou l'option d'un tunnel sous Moirax. « Entre le budget et l'environnement, je choisis l'environnement », affirme Jean Dionis du Séjour.
Le Sud Ouest du 300611