Nicolas SARKOZY répond à Brigitte BAREGES sur la réforme des collectivités et lui indique qu’il s’en remettra à sa majorité UMP
Ce mercredi 30 juin, Nicolas Sarkozy recevait les Députés de la majorité.
Pendant 2 heures, il s’est prêté aux questions / réponses abordant les sujets d’actualité.
J’en ai profité pour l’interroger sur la Réforme des Collectivités de la manière suivante :
« Cette Réforme qui vise à simplifier le millefeuille administratif, à diminuer le nombre des élus et les dépenses publiques : nous l’avons voulue, soutenue et subie pendant la Campagne des Régionales. Cependant, je fais partie, comme vous le savez, des 40 Députés qui se sont abstenus de la voter lors de son 1er passage à l’Assemblée Nationale, et ceci pour 2 raisons :
- le mode de scrutin, ne retenant pas une dose de proportionnelle comme cela était prévu dans le projet Perben, sera un coup fatal à la parité et aux petits partis associés.
- le nombre de conseillers territoriaux, qui nous paraît excessif en Midi-Pyrénées à savoir :
. actuellement 91
. demain : 255
Permettez-moi de relayer l’inquiétude de l’opposition régionale face aux enjeux de 2014.
A cela, Nicolas Sarkozy m’a répondu : « Brigitte je t’aime » et en réponse aux éclats de rire de mes collègues « Je t’aime bien depuis toujours. Mais sache, que je ne suis pas responsable du changement du mode de scrutin : c’est le groupe UMP des députés de l’Assemblée qui l’a modifié après les Régionales : « le Gouvernement prévoyait d’instaurer un scrutin à un tour avec une dose de proportionnelle mais vous avez préféré deux tours et pas de proportionnelle… C’est normal que le législatif ait son mot à dire, j’aimerais ne pas me faire engueuler parce que je vous ai écoutés » a-t-il ajouté sur le ton de la plaisanterie.
En ce qui concerne les Conseillers Territoriaux, rien n’est encore figé; je m’en remettrai à la sagesse des parlementaires.
En ce qui concerne Midi-Pyrénées, il y a longtemps que l’on a perdu cette Région (1998) et le mode de scrutin n’y est pour rien ».
Forte de l’invitation du Président de la République, je compte bien, dès lors m’investir, en 2ème lecture de ce texte à l’Assemblée Nationale pour tenter de le modifier, et revenir à la proposition initiale du Gouvernement et de Dominique Perben.
Il convient à présent d’attendre la nouvelle mouture qui sortira du Sénat.
Brigitte Barèges
Député-Maire
Présidente du groupe "Osons Midi-Pyrénées"