
APRÈS LES RÉGIONALES. Le chef de l'État a affirmé hier avoir entendu le message sorti des urnes. Il exclut tout abandon des réformes. Mais annonce plusieurs chantiers
Tout en se gardant bien de reconnaître une quelconque victoire de la gauche, Nicolas Sarkozy a assuré avoir entendu le « message » d'inquiétude sorti des urnes. S'il a reconnu que sa politique avait « bousculé les habitudes » et pu « faire naître des incertitudes, parfois des angoisses », il a toutefois exclu de renoncer aux réformes. « Vous m'avez élu pour sortir notre pays de l'immobilisme », a-t-il souligné. « Je comprends votre impatience et je me dois d'y répondre, mais rien ne serait pire que de changer de cap du tout au tout en cédant à l'agitation propre aux périodes électorales. »