Jean-Luc Moudenc (UMP) dévoilera sa liste pour la reconquête de Toulouse en novembre. Mais les premiers noms sont déjà connus.
S’il ne dévoilera qu’en novembre les 69 noms requis pour le dépôt d’une liste aux élections municipales à Toulouse, Jean-Luc Moudenc a déjà une idée bien précise de l’ossature qu’il lui donnera.
Et d’ores et déjà, avant même la constitution définitive de la liste, ceux qui ont déjà été désignés ou choisis ont été priés, cette semaine, de se mettre en campagne.
Parmi ces premiers désignés, les militants UMP. Pour la première fois dans l’histoire de la droite toulousaine, c’est par un vote interne que la formation présidée localement par J.-L. Moudenc a désigné ceux d’entre les adhérents qui intègreront la fameuse liste.
Le quatuor Chollet, Arribagé, Alvès, Escudier (UMP)
Après un vote le 28 septembre permettant de « qualifier» neuf hommes et huit femmes pour figurer en places éligibles sur la future liste, une commission de présentation des candidats (CPC) a formulé une proposition d’ordre de figuration au comité départemental de l’UMP 31, ce jeudi 10 octobre.
Le comité a approuvé le choix de cette commission présidée par Jean-Loup Lefrançois et l’ordre de présentation suivant:
Du rang 2 à 52 : François Chollet, Laurence Arribagé, Christophe Alvès, Julie Escudier, Pierre Esplugas, Brigitte Micouleau, Bertrand Serp, Charlotte Boudard, Jean-Baptiste de Scoraille, Martine Susset, Maxime Boyer, Laurent Lesgourgues, Marie Hélène Mayeux-Bouchard, Romuald Pagnucco, Annette Laigneau, Marie Déqué, Sacha Briand.
Rang 53 à 69 : Bernard Bousquet, Thierry Sentous, Ammina Abdoullah, Nicolas Bonleux, Patricia Puechblanc, Jean-François Gourdou, Sonia Cauquil, Guy Cassareuil, Nadia Didelot, Guillaume Brouquières.
Le neurologue et conseiller municipal sortant François Chollet figurera donc en très bonne place sur la liste toute comme la secrétaire départementale de l’UMP 31 Laurence Arribagé. Figureront également dans les quinze premiers de la liste, qui siègeront automatiquement dans l’opposition, en cas de défaite en mars prochain, les jeunes trentenaires Christophe Alvès et Julie Escudier.
Le juriste Pierre Esplugas, très proche de Dominique Baudis, sera également très bien placé.
Il est à noter que Danièle Damin, n’ayant pas accepté d’avoir été rétrogradée par la CPC a décidé de se retirer de l’aventure. En conséquence, Marie Déqué, qui n’avait pas été « qualifiée » par les militants est repêchée.
Partenaires: avec J.-J. Bolzan, sans Laurence Massat
Sans qu’il soit encore déterminé, un contingent de places sera réservé aux partenaires politiques du centre et de la droite: MoDem, UDI, Debout la République (DLR) et le Mouvement pour la France (MPF).
Pour ce qui concerne l’UDI, qui donnera son soutien à Jean-Luc Moudenc dans la cadre d’un accord national ces prochaines semaines, l’UMP ne prévoit pas de négocier mais de discuter sur des critères objectifs tels les derniers résultats électoraux et le nombre d’adhérents de la formation centriste.
Jean-Jacques Bolzan est pressenti pour incarner le premier UDI de la liste. Selon nos informations, un certain nombre des cadres de l’UDI 31 ne figurent déjà plus sur les tablettes de Jean-Luc Moudenc à l’instar de Laurence Massat-Guiraud-Chaumeil, malgré son poste de déléguée départementale de la formation de J.-L. Borloo.
Le Modem, de son côté, devrait être considéré à part équivalente de l’UDI, sa base militante comme son poids politique à Toulouse étant analogues voire supérieurs à l’UDI à Toulouse.
50 % de personnes issues de la société civile
L’originalité de la liste de Jean-Luc Moudenc résidera surtout dans la large part qu’il compte accorder aux personnes issues de la société civile. Ce lundi 7 octobre, le candidat UMP a d’ailleurs présenté à la presse le professeur Daniel Rougé, médecin et universitaire, doyen de la fac de médecine de Toulouse.
Jean-Luc Moudenc poursuivra ses annonces ces prochaines semaines. Selon nos informations, une personnalité de la communication et l’ancien commissaire de police Joël Azorin devrait figurer sur la liste. Jean-Luc Moudenc pourrait également faire confiance à Frédéric Brasiles, ce commerçant toulousain qui s’était opposé au tracé de la ligne de tramway Garonne.
L’astronaute Philippe Perrin, qui a déjà inscrit son engagement politique à droite, en suppléant Christine de Veyrac lors des cantonales de 2011, a également été approché.
La Voix du Midi