"La droite en Midi-Pyrénées veut tailler dans les rémunérations des élus La droite en Midi-Pyrénées a proposé jeudi que les élus du conseil régional réduisent leurs rémunérations de 20% et que le budget de réception soit divisé par deux, au nom de la solidarité et d'une gestion vertueuse de l'argent public.
Dans une région très à gauche, le groupe de la majorité présidentielle a aussi proposé la suppression des véhicules de fonction, sauf celui du président de la Région. La proposition, qui sera soumise à l'assemblée régionale le 28 juin, a été avancée le jour où Nicolas Sarkozy présidait une conférence nationale sur la réduction des déficits et annonçait un gel des quelque 50 milliards d'euros de dotations versées chaque année par l'Etat aux collectivités locales. Les régions et les départements socialistes ont boycotté cette conférence et en ont rejeté par avance les mesures. Aucune région n'est en déficit, et il n'est pas question que l'Etat les soumette au "régime sec" pour pallier ses propres manquements, estime Martin Malvy (PS), président de Midi-Pyrénées et porte-parole de l'Association des régions de France. Brigitte Barèges, députée-maire UMP de Montauban et chef de file de la droite régionale, a accusé M. Malvy d'un "manque
de responsabilité excessivement grave" alors que "tout le monde se serre la ceinture"; 57% des ressources budgétaires de la région viennent de l'Etat, souligne la droite. L'argent économisé sur les rémunérations des élus et les réceptions doterait un fonds qui pourrait atteindre 3 à 4 millions d'euros et qui aiderait les salariés victimes de restructuration, a dit le conseiller régional Thierry Deville, ancien des radicaux de gauche rallié à Mme Barèges. La responsabilité en serait confiée à Denis Parise, ancien secrétaire CGT du comité d'entreprise de Molex et nouvel élu de la majorité au conseil régional, a dit M. Deville. Molex, entreprise de Haute-Garonne aujourd'hui fermée, est devenue un symbole de la lutte contre les agissements jugés sauvages de certains patrons. Selon M. Deville, chaque conseiller régional pourrait voir sa rémunération mensuelle baisser de 400 euros.
La gauche a 69 sièges au conseil régional, la majorité présidentielle 22." Source AFP du 200510