En cherchant à justifier la suppression des rondes de nuit de la police municipale à Toulouse, Jean-Pierre Havrin, adjoint chargé de la sécurité, a une fois de plus montré le vrai visage de la municipalité socialiste : celui de l'idéologie bornée contre l'intérêt des toulousains.
On se demande d'ailleurs dans quel monde nos élus de la mairie vivent. Alors que les crimes et délits ne cessent d'augmenter et que les rues de Toulouse sont de moins en moins sûres, ces derniers en sont encore aux débats sémantiques et aux théories philosophiques.
Plutôt que mettre en oeuvre les moyens pour enrayer la spirale dans laquelle Toulouse est engagée depuis plusieurs mois, M. Havrin n'a qu'une préoccupation : savoir qui de la police municipale ou de la police nationale doit s'occuper d'arrêter les malfaiteurs.
M. Havrin, quand la bateau prend l'eau, on ne s'interroge pas sur la couleur du radeau de sauvetage !
Le rôle de la police municipale n'a pas à être débattu. La police nationale, notamment avec les rondes de nuit des services de police, doit prévenir et réprimer les délits et crimes. Le rôle de la police municipale est d'assurer, de jour comme de nuit, un lien avec les citoyens, en veillant à leur tranquillité. La vraie police de proximité, c'est bien la police municipale ! D'ailleurs les Toulousains ne s'y trompent pas : d'après un sondage de la Dépêche, 69% d'entre eux considère que la police municipale est utile au maintien de l'ordre de la nuit.
Les interrogations feintes par M. Havrin visent en fait à masquer l'incapacité -elle bien réelle- de la municipalité à restaurer une situation acceptable en matière de sécurité. La suppression des rondes nocturnes, notamment en centre-ville et aux abords des lieux festifs, doublée d'une frilosité idéologique sur le déploiement de la vidéoprotection, a des conséquences que la municipalité va devoir assumer : l'insécurité explose depuis l'arrivée de la gauche à la Mairie de Toulouse !
La sécurité est le premier des droits des Toulousains comme de tous les Midi-Pyrénéens. Le maire de Toulouse et son équipe ont le devoir de faire respecter ce droit. Aujourd'hui, force est de constater leur défaillance !
Les conseillers régionaux toulousains du groupe Osons Midi-Pyrénées :
Laurence Arribagé, Elisabeth Pouchelon, Laurent Cuzacq, Marie-Pierre Chaumette et Marie Déque