Il ne manquait que les signatures des départements des Landes, du Lot-et-Garonne et des Pyrénées-Atlantiques.
Treize des seize collectivités territoriales d'Aquitaine concernées par la réalisation du tronçon de la ligne TGV entre Tours et Bordeaux ont signé vendredi autour du préfet de région la convention de financement de la future Ligne à grande vitesse Sud-Europe Atlantique (LGV SEA).
Ne manquaient que les signatures des départements des Landes, du Lot-et-Garonne et des Pyrénées-Atlantiques, qui, en raison des récentes élections cantonales ne devaient soumettre le texte au vote de leur assemblée qu'à la fin du mois d'avril.
"Ces départements ont eu des réponses précises à leurs demandes de la part du gouvernement et j'ai très confiance dans les délibérations qu'ils vont prendre", a indiqué le préfet d'Aquitaine, Dominique Schmitt.
La contribution totale des collectivités d'Aquitaine devrait s'élever à 842 millions d'euros sur les 1,476 milliard d'euros financés par l'ensemble des cinq régions, soit Midi-Pyrénées (280 MEUR), Poitou-Charentes (257 MEUR), Limousin (52 MEUR) et Centre (44 MEUR).
Près de 50 manifestants hostiles au projet
Le président de la région Aquitaine, Alain Rousset (PS), a souligné "la révolution culturelle" que vont vivre sa région et celle de Midi-Pyrénées. "Ce sont des sommes folles pour nos budgets mais cela va amplifier leur attractivité", s'est-il félicité, estimant que "la LGV a été plébiscitée dans nos régions lors des élections régionales puis cantonales".
Une cinquantaine de manifestants hostiles à la nouvelle voie ferrée, un projet qu'ils estiment "inutile et démesuré", étaient réunis devant la préfecture pendant cette cérémonie.
Le Sud Ouest du 080411