Réseau Ferré de France (RFF) a signé jeudi 16 juin avec Vinci le contrat de concession pour la ligne à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux pour un montant total de 7,8 milliards d'euros et qui mettra en 2017 Bordeaux à 2 heures 05 de Paris contre 3 heures actuellement.
Après de longs mois de négociations tendues, le contrat de concession pour la future ligne à grande vitesse Sud-Europe Atlantique (LGV SEA) entre Tours et Bordeaux a été signé le 16 juin, par Xavier Huillard et Hubert du Mesnil, respectivement P-DG de Vinci et représentant de la société concessionnaire "Lisea a pour actionnaires Vinci Concessions (mandataire) et Vinci SA (33,4%), la Caisse des Dépôts/CDC Infrastructure (25,4%), Sojas (22%) structure d'investissement dédiée, et des fonds d'investissement infrastructure gérés et conseillés par Axa Private Equity (19,2%)."Lisea d'un côté et Réseau Ferré de France (RFF) de l'autre. Il aura donc fallu près de quatre ans et traverser la crise financière pour boucler ce gigantesque projet, complètement inédit de par sa taille et son montant.
• 340 km et 17 raccordements;
• 3 300 ha d'emprises,
• 46 millions de m3 de déblais
• 400 ouvrages d'art dont 19 viaducs et 7 tranchées couvertes ;
• 240 ouvrages hydrauliques
• 4 500 emplois pour les travaux en pic de chantier, incluant 1 300 créations nettes,
• 10% des heures de travaux réalisés dans le cadre d'un plan d'insertion ;
• Plus de 2 000 hectares de mesures compensatoires pour la restauration de l'environnement
• 4 millions de passagers supplémentaires sont attendus par an
Lisea (concessionnaire) : 3,8 milliards d'euros, dont 772 millions d'euros d'apport en fonds propres et 3 milliards de dette bancaire
57 collectivités, l'Etat et l'Union européenne : 3 milliards d'euros
Réseau ferré de France : 1 milliard
Vinci, CDC Infrastructures et Axa investissent en fonds propres dans le projet, un pool de neuf banques commerciales, la Banque européenne d'investissement (qui contribuera au projet à hauteur de 1,2 milliard d'euros, le plus gros financement jamais octroyé pour un seul projet depuis sa création) et les fonds d'épargne portent une dette de 3,8 milliards. L'Etat, RFF et la BEI apportant une garantie à différents degrés.
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