Les 15 élus du groupe Europe Ecologie ont pris acte hier au soir, sans surprise, de la décision du COPIL (Comité de Pilotage des Grands Projets du Sud-Ouest) , qui a entériné, le tracé D, couloir de 1000 mètres où circulera le futur train à grande vitesse.
Un tracé contesté et contestable !
Le groupe Europe Ecologie regrette qu’il n’y ait pas eu une réelle étude du tracé alternatif proposé par l’Union de la Sauvegarde des Villages qui aurait pu causer moins de nuisances environnementales et économiques. Les élus Europe Ecologie, conformément à leurs engagements de campagne, ont permis aux associations de présenter leurs propositions aux élus concernés par le dossier à la Région. Cela n’aura pas suffi à faire entendre leurs craintes. Le groupe EE a pourtant toujours insisté pour un maximum de transparence dans la conduite
de ce projet. Cette exigence de transparence ainsi que les préconisations pour la recherche du meilleur tracé n’ont pas été respectées par RFF. Le groupe souhaite que la Région interpelle à nouveau RFF sur la légitimité du tracé choisi.
Un projet coûteux
Au delà du tracé se pose la question du financement. En 2006 , on parlait de trois milliards d’euros pour le tronçon Bordeaux/Toulouse. Aujourd’hui, cette somme ne cesse d’être revue à la hausse. En juin, devait être signée la convention du financement par les 58 collectivités territoriales impliquées dans le projet. A ce jour, il semblerait qu’aucune date ne soit fixée pour la signature de cette convention, à cause de l’incertitude des engagements financiers de l’Etat pour la partie Bordeaux-Toulouse. Au vu des réalités financières, les écologistes souhaitent
que des solutions moins onéreuses soient sérieusement étudiées. Des moyens moins coûteux, plus respectueux de l’environnement et des réalités économiques doivent être envisagés pour anticiper les besoins futurs."
Guillaume Cros, Président de Groupe (Lire la suite)