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LGV : Nous avons déjà trop dilapidé l’argent de nos impôts

TGV 1126La gestion des deniers publics par nos élus locaux est trop hasardeuse. Ils ont engagé de l’argent public acceptant le  risque d’en perdre plus de 60 %. Le collectif régional USV avait pourtant dénoncé en avril 2010 ce montage financier  imprudent : « Pour financer une partie du tronçon LGV Tours Bordeaux les habitants de notre région vont devoir  débourser plus de 200 millions, prix bien onéreux sachant que rien n’est garanti ». En 2010, des décisions  financièrement risquées, ont été votées lors d’un budget hasardeux puis en signant sans garanties suffisantes avec RFF  et l’Etat. D’abord lors du vote des budgets en mars 2010 : date à laquelle fut voté le budget de la région de Midi  Pyrénées, de nombreux articles de presse avaient noté le caractère à sens unique des accords entre la Région et l’Etat  sur les projets GPSO. Mr Malvy avait à maintes reprises déjà émis ses craintes de financer à perte les 102 millions  engagés pour la LGV Tours Bordeaux sans aucune garantie de la construction du tronçon Bordeaux Toulouse. Seuls les  élus d’Europe Ecologie Les Verts et le Front de Gauche avaient refusé de cautionner ce choix. La seule contrepartie  que le Président de région avait réussi à négocier était (avait-il indiqué) que « La convention signée prévoit ce que nous  avions posé comme condition : nous ne verserons que 60 à 70 % des 102 M€ qui constituent notre participation. Le  pourcentage restant ne sera acquis à l'État qu'au premier coup de pioche des travaux du tronçon Bordeaux-Toulouse ...  ». Il se résignait donc par avance à accepter de perdre plus de 60 millions d’euros. Ainsi la CUGT, à hauteur de 53  millions, et le Conseil Général de la Haute Garonne, à hauteur de 68 millions, avaient aussi engagé leurs finances  hasardeusement avec le Conseil Régional pour la construction d’une LGV Tours Bordeaux pour un montant minimum  de 220 millions d’Euros. Un autre élément du contrat signé montrant la crédulité des nos élus : la close de retour à la  bonne fortune. « L’inclusion d’une clause de retour à bonne fortune assurant un juste retour vers les co-financeurs  d’une fraction significative des éventuels excédents de recettes que percevrait le concessionnaire ». Comment la région  pouvait-elle penser à un retour sur investissement financier viable sur les millions dépensés grâce à « des éventuels  excédents de recettes » du concessionnaire ? Encore une prise de risque pas assez calculée mais signée avec nos impôts.

Décembre 2011 : Comment aujourd’hui Mr Malvy peut-il brandir la menace des tribunaux, de cesser de continuer à  payer et demander le remboursement de l’argent engagé alors qu’il a lui-même signé, en toute connaissance de cause,  le contrat en acceptant la close que la jonction Bordeaux Toulouse puisse ne pas se faire ? Si la région ne respecte pas  ses engagements signés, c’est elle, qui risque de se retrouver au tribunal. Comment la région de Midi Pyrénées a-t-elle  pu se mettre d’elle même dans une telle déconvenue financière ? N’aggravons pas les pertes financières de notre région : L’analyse réalisée en août 2010 par le Cabinet Claraco à la demande du collectif régional USV pointait déjà du doigt  des incohérences autant sur la fonctionnalité que sur l’aspect financier d’une LGV au sud de Bordeaux. L’étude  indépendante de 2011 maintenant aboutie du cabinet d’étude Claraco diligentée par l'association ALTernative LGV et  des élus conclue évidement au même constat et rejette l’utilité publique de cette LGV. Nous avons déjà trop dilapidé  l’argent de nos impôts locaux.

USV

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