Par Pascale Binet
Comment est-il possible que le même tracé D de la Ligne à Grande Vitesse de Castelsarrasin à Saint-Jory soit estimé le 31 mai 2010 au COPIL à 1000 M € et le 21 avril 2011 au moins 1310 M € ? Une telle différence 310 M€, représentant 31 % du montant total, est autant inacceptable pour les élus garants de la gestion des biens publics que pour les administrés contribuant au financement par leurs impôts. Aucun élu responsable ne peut signer un chèque en blanc. Ces approximations sur l’estimation des coûts démontrent le manque de rigueur de Réseau Ferré de France. Comment ce projet ambitieux pour notre région d’une LGV Bordeaux – Toulouse peut-il arriver à un financement viable avec :
- une estimation du prix par RFF qui peut varier de plus de 30 % en moins d’un an,
- des départements qui se désengagent et qui refusent maintenant de payer leur contribution,
- des communautés de communes qui refusent de payer la totalité de leur engagement,
- l’opérateur De Vinci qui demande une majoration pour augmentation du prix des matières premières dues au retard.
Comment ce projet peut-il être encore financièrement viable ?
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