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LGV : les communes s'organisent pour négocier

TGV_636.jpgHier, les représentants de 175 communes impactées par le TGV étaient réunis pour mieux négocier des indemnités qu'ils considèrent comme justes.

Des années qu'ils négocient. Chacun dans leur coin. Pour défendre les intérêts de leurs riverains, de leurs populations. Au total, une quinzaine d'associations réparties tout au long de la ligne LGV Tours - Bordeaux, en Aquitaine, en Touraine, en Charentes ou dans la Vienne. Avec un sentiment souvent partagé : être un petit pot de terre confronté aux intérêts d'un énorme pot de fer. Des « petits » résolus à s'organiser pour ne plus parler que d'une seule voix, celle des communes traversées par la ligne LGV Sud Europe Atlantique (SEA). Une petite quinzaine d'associations rejointes par quelques autres, concernées par la ligne LGV - BPL (Bretagne Pays de la Loire), Le Mans - Rennes, confrontées exactement aux mêmes difficultés.

Négocier les compensations des préjudices

« Désormais, c'est une coordination interrégionale que l'État, Réseau ferré de France (RFF) ou Cosea, l'aménageur, trouveront comme interlocuteur pour défendre les intérêts des populations directement concernées par ces deux lignes. Une coordination qui représente quelque 175 communes et qui bénéficiera d'un relais dans chacun des neuf départements traversés. » Yves Manguy, ancien élu de la région de Ruffec, a pris la présidence de cette « coordination LGV - SEA - BPL ». Une coordination qui, pour l'heure, s'est fixé trois missions :
- Obtenir que le fonds de solidarité territoriale (FST), négocié de haute lutte pour « compenser les préjudices dus à la construction de la ligne », puisse être considéré comme une indemnisation due aux communes qui décideront souverainement de son affectation. Un fonds qui représente 30 M€ pour la LGV SEA, soit 0,40 % de l'investissement annoncé de 7 milliards d'euros.
- Obtenir une redevance pérenne de 10.000 € par km de ligne, versée tous les ans aux communes traversées en fonction du kilométrage qui les concerne.
- S'assurer que RFF restera bien propriétaire des ouvrages d'art construits pour l'occasion et continuera à en assurer la gestion comme l'entretien.

« Les réponses qu'on nous fournit aujourd'hui sont floues ou discordantes. De plus, l'aménageur cherche parfois à s'exonérer des engagements pris par RFF. Pour remettre les pendules à l'heure, notre première action est une demande d'audience au ministre des Transports. »
Le « pot de terre » n'aura plus de complexes, désormais.

La Nouvelle République

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