Par Pascale Binet
Le chèque de 900 000 euros devait partir ce matin, dernier carat. C'est la date limite du premier versement du conseil général, du GrandAngoulême et de la communauté d'agglomération de Cognac au financement de la LGV (ils doivent au total mettre 43 millions d'euros au pot).
Michel Boutant, président du conseil général, avec ses pairs, a décidé de geler la participation financière en raison des changements d'horaires des trains à compter du 11 décembre prochain qui, selon lui et Philippe Lavaud, le maire d'Angoulême, nuisent à la desserte de la Charente. Au terme du contrat signé avec Réseau ferré de France, la Charente, faute d'avoir payé, risque des pénalités. «Je ne pense pas qu'on en arrive là, disait hier après-midi Michel Boutant. J'ai eu deux fois au téléphone la semaine dernière le P-DG de la SNCF, Guillaume Pépy. J'attends des nouvelles du directeur régional, j'espère qu'on va trouver une solution.» Les élus charentais souhaitent conserver un train qui arrive avant 8h30 le matin à Paris et deux directs vers la Capitale, ce qui ne sera plus le cas à partir du 11 décembre. Ils réclament aussi des retouches importantes sur les liaisons Angoulême-Bordeaux et Bordeaux-Angoumême pour faciliter la vie des personnes qui résident dans l'une des villes et travaillent dans l'autre.
La Charente Libre
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