Dans les tuyaux depuis plus de 20 ans, la ligne à grande vitesse qui devrait relier Toulouse à Paris en trois heures d’ici à 2020 a fait un pas en avant, hier à la Préfecture, avec la signature de la convention de financement du tronçon Tours-Bordeaux.

Décisive pour la suite du chantier de la LGV, cette étape a pourtant été marquée par l’absence de certaines collectivités – le Tarn, l’Aveyron et le Lot en tête - qui refusent de participer aux 280 millions d’euros attendus par les institutions de Midi-Pyrénées. Ces départements estiment en effet que les enveloppes réclamées (de l’ordre de 2 millions pour chacun) sont disproportionnées par rapport au faible impact de cette ligne sur leur territoire. Si bien qu’à ce jour, seuls 82% du financement sont bouclés, notamment grâce à la Région (102 millions), au conseil général de la Haute-Garonne (68 millions) et au Grand Toulouse (53 millions).

« Il s’agit d’un effort sans précédent qui représentera des sacrifices, mais personne ne peut imaginer que la quatrième ville de France continue d’être à l’écart de la grande vitesse », estime Martin Malvy, président du conseil régional.

Après de longues tractations, les collectivités de Midi-Pyrénées ont obtenu du gouvernement des garanties supplémentaires, comme la possibilité de ne verser que 70% des montants en attendant les premiers travaux entre Bordeaux et Toulouse pour régler le solde. Pas suffisant pour rassurer le président de la Haute-Garonne, qui s’est dit « pessimiste quant à la venue de la LGV à Toulouse tant qu’on n’a pas un financement à 100% ». Pierre Izard a d’ailleurs lancé un « appel à l’unité, tout en indiquant « qu’il ne paierait pas pour les autres ». A suivre, donc.