La dépollution du champ de tir de Biard, où passera la LGV, est en cours. Il est loin d'être miné. On y retrouve plus de boîtes de conserve que de grenades.Les opérations de dépollution du terrain de tir de Biard, sur lequel l'Infanterie de marine s'entraînait depuis le XIX e siècle et qui se trouve en bordure de l'A 10, tout près de l'Institut de Larnay, ont débuté. Tous les éléments métalliques, munitions et autres, seront extraits du sol d'ici fin janvier. Les premiers coups de pioches pour les travaux de la LGV qui traversera le site seront donnés dans la foulée. Le monument aux fusillés se trouvant sur le terrain, sera lui déplacé pour juin dans le sous-bois.
Les munitions ne représentent qu'un élément sur 1.000
Le diagnostic pyrotechnique qui a été réalisé au préalable sur les 8 hectares révèle la présence de quelque 2.000 « cibles ».
Pour l'heure, les opérateurs pyrotechniciens ont surtout sorti de terre des fers à cheval, des canettes de bière, des boîtes de conserve et des piquets de clôture.
« Les munitions ne représenteront qu'1/1000 e de ces éléments », précise Thierry Coussoou, responsable du chantier pour Pyrotechnis, l'entreprise spécialisée chargée de dépolluer le terrain.
Quelques obus de 75, de 90, des grenades de la Première Guerre mondiale ou des années quatre-vingts, quelques éclats de munitions du XIX e , ont aussi été retrouvés. Toutes celles qui ont été découvertes jusque-là étaient inertes.
Si toutefois certaines se révélaient encore chargées, ce qui est assez peu probable, elles seraient immédiatement détruites sur place. Après le diagnostic, les cibles ont été matérialisées en surface par des piquets de bois.
Maintenant, les opérateurs pyrotechniciens sondent le terrain avec des détecteurs magnétométriques afin d'affiner les recherches et de déterminer l'emplacement précis des éléments. Ils sont ensuite extraits du sol à la pelle ou à la pelleteuse, selon leur taille. Toutes les dispositions sont prises pour assurer la sécurité de chacun. Un dispositif de protection, des tunnels d'acier blindés sont mis en place lors des extractions.
Quant au terrain qui a été largement occupé ces dernières années, et pas seulement par les militaires, il est maintenant clôturé afin d'éviter qu'on puisse y pénétrer.
La Nouvelle République