Ségolène Royal refuse le principe d'une participation de la Région à la ligne Tours-Bordeaux. La menace de l'État de retarder le projet relance le débat.
Pas le rôle de la Région
Comment peut-on croire que la LGV permettra le développement de notre région? La grande vitesse se fait au détriment des autres lignes et des villes moyennes et ne correspond plus aux besoins et aux moyens de la très grande majorité des usagers. Notre région, ses habitants, son économie ont surtout besoin de liaisons avec les régions voisines, de transports de proximité et ces aménagements apporteraient au moins autant d'emplois que la construction de la LGV et avec des impacts environnementaux bien meilleurs. Nos impôts régionaux ne doivent pas être dilapidés dans des travaux pharaoniques et centralisateurs mais doivent servir à des aménagements régionaux en concertation avec les régions voisines. Jac
Pour faire quoi?
Toutes ces querelles politiciennes et les «reproches» faits à Ségolène Royal, sans connaître le fond de sa stratégie, sont sans intérêt: n'importe qui devrait se demander à quoi sert de rouler à plus ou moins 300 km/h pour gagner quel temps dans une vie? Dans un train qui ne s'arrête pas souvent, sur une ligne qui massacre l'environnement et la nature et qui finira bien par se casser la gueule un jour. Pauvre civilisation du «n'importe quoi tout de suite». Et pendant ce temps-là, la société travaille en flux tendu sans réfléchir sur les valeurs de la vie: toujours plus vite, toujours plus loin... Pour faire quoi? Quand l'énergie sera hors de prix, les «mutants» iront moins vite et le TGV ira au musée. Le vélo-rail a de l'avenir! Yann Bournat
Royal dans son bon droit
Effectivement, la perte du projet LGV serait un drame pour la région. Mais la Région a-t-elle les moyens de satisfaire les requêtes de l'État (pensez à vos impôts locaux entre autres...)? Question: qui a financé la ligne de la vallée du Rhône? Personnellement, je n'en sais rien mais si l'État en fut le seul financier, alors je pense que Mme Royal est dans son bon droit. Habanna
À l'État de payer
Je pense que le financement de la LGV doit se faire par l'État puisque la ville d'Angoulême ne gagnera rien de plus, bien au contraire, en servitude. On ne fera que regarder passer le train. Frédéric
Chantage
Naze ce chantage de cour de récréation de maternelle! Voilà comment le gouvernement communique aujourd'hui! Si vous n'êtes pas gentils, je vous retire le susucre... Becadisk
OUI
«Mauvaise copine»
En Aquitaine, avec Alain Rousset, partisan de la LGV, «rien ne peut se faire sans des transports modernes, rapides». Pour Jean-Paul Denanot, président du Limousin, l'attitude de Ségolène Royal est celle «d'une mauvaise copine». «La grande vitesse, elle l'a déjà, mais elle n'a pas compris l'intérêt pour Poitiers de devenir un noeud ferroviaire d'importance...» Pourtant, elle a toujours payé ses contributions aux études et envoyé des représentants au comité des financeurs, même si elle n'y est jamais venue personnellement. Bien étrange que cette attitude-là ! Juju
Un désert?
Il devient indispensable que les élus de la Charente aillent voir Dame Ségolène pour qu'elle change de politique vis-à-vis de la LGV! Nos députés et sénateurs, nos maires doivent prendre ce problème à bras-le-corps avant que la Charente et Angoulême ne deviennent un désert industriel et tertiaire. Adèle
5.000 emplois
Adieu les 5.000 emplois et toute l'économie que cela devait engendrer... Bravo Mme Royal! Jean-Pierre Sieuw
Encore l'emploi
Chantage ou réelle menace? Toujours est-il que si cela était mis à exécution, l'ensemble du grand Sud-Ouest pourrait dire un merci à la hauteur du chantier à Royal pour son entêtement (...) Du boulot y en a partout! Jacadi
La Charente Libre