Au terme d'âpres négociations, un accord a été trouvé.
Dans le sillage de Michel Héritié, le maire d'Ambarès-et-Lagrave - la commune la plus impactée par le passage de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Tours - de nombreux élus de la rive droite ont peu apprécié l'attitude de Réseau Ferré de France en ce qui concerne les travaux d'aménagement visant à minimiser l'impact de la ligne (isolations phoniques…). À tel point que Vincent Feltesse, président PS de la CUB, avait réuni les uns et les autres sur le terrain pour tenter d'accorder les violons. Mais cela n'a pas suffi, puisque les discussions se sont poursuivies dans un climat que l'on qualifiera d'âpre, entre commune et RFF. Le dernier conseil de CUB n'avait d'ailleurs pas voté la convention qui liait les deux parties (soit une somme de 17 millions d'euros qu'injectera la CUB). Le vote a été ajourné et renvoyé au conseil de CUB de vendredi. Une manière d'accroître la pression sur RFF. Il semble que la méthode ait porté ses fruits puisque le fameux protocole d'accord entre État, CUB et RFF a été signé. C'est donc sans une ombre au tableau que le conseil de CUB votera la convention de financement du tronçon Tours - Bordeaux de la ligne à grande vitesse Sud-Europe-Atlantique.
Dès ce matin, Vincent Feltesse, président de la CUB et Michel Héritié, le maire d'Ambès feront le tour des chantiers et présenteront les avancées obtenues dans cette négociation, et notamment la convention spéciale qui liera Ambarès et RFF.
Le Sud Ouest du 100211