Une hypothèse de tracé pour les deux futures Lignes à grande Vitesse reliant Bordeaux à l'Espagne et Bordeaux à Toulouse a été arrêtée jeudi à Bordeaux lors d'une réunion du Copil, le comité de pilotage du grand projet ferroviaire du Sud-Ouest.
Le tracé définitif des 410 kilomètres de ligne nouvelle sera arrêté "fin novembre, début décembre" avant d'être soumis "à l'approbation des ministres au printemps prochain", a indiqué le préfet d'Aquitaine, coordinateur du projet, Patrick Stefanini.
L'enquête d'utilité publique "pourrait ainsi avoir lieu à l'automne 2013", a-t-il ajouté.
Cette réunion du Copil était la première depuis septembre 2010 lorsqu'un faisceau de 1.000 mètres de large, à l'intérieur duquel se situe l'hypothèse de tracé arrêtée jeudi, avait été retenu par le ministère de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement.
Celle-ci "va faire l'objet dans les semaines qui viennent d'études d'approfondissement et d'optimisation qui préciseront les mesures d'insertion environnementales", a indiqué Patrick Stefanini, soulignant que "le Copil a également insisté sur la nécessité de tenir compte des enjeux locaux touchant en particulier les habitants des zones traversées, tout en attirant l'attention sur la maîtrise du coût global de cet important projet".
Des hypothèses alternatives de tracé ont cependant été ajoutées concernant quatre endroits: à Agen, dans le Lot-et-Garonne, pour la traversée de la Garonne, à Auvillar, dans le Tarn-et-Garonne, et dans les Pyrénées-atlantiques, à Biriatou, au niveau la frontière espagnole, et à Arcangues, pour le franchissement de la rivière Nive.
"S'agissant du Pays basque, le Copil a retenu le projet de tracé proposé par Réseau ferré de France (RFF) en demandant la poursuite du dialogue avec les acteurs locaux et des études complémentaires", a indiqué le préfet.
Les axes Bordeaux-Espagne et Bordeaux-Toulouse sont le prolongement de la LGV Sud-Est Atlantique Tours-Bordeaux, dont le contrat de concession entre RFF et le groupe de bâtiments et travaux publics Vinci a été arrêté le 16 juin et dont la mise en service est prévue en 2017 pour mettre Bordeaux à deux heures de Paris.
Le Parisien
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