La Coordination a été reçue hier au ministère des Transports.
La Coordination LGV Sud Europe Atlantique (Tours-Bordeaux) et Bretagne Pays-de-la-Loire (Le Mans-Rennes) a été reçue hier pendant deux heures au ministère de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement afin d'éclaircir quelques points qui la taraude depuis l'annonce de la construction de la Ligne à grande vitesse (LGV). « Nous avons trouvé de la résistance, mais nous avons été écoutés », apprécie Yves Manguy, le président de la coordination. Chaque département, neuf au total, était représenté.
Avancée notoire dans le dossier, celle portant sur le fonds de solidarité territoriale (FST) visant à dédommager les villes et villages transformés par la future ligne.
« Initialement, seuls les projets économiques et sociaux ou environnementaux pouvaient être aidés. Désormais, si on veut faire une salle des fêtes ou un aménagement de bourg, on pourra », se félicite Yves Manguy. Seulement le montant de l'aide n'a pas changé : 80 %. « Avec la TVA, il reste donc 40 % à charge des communes... On nous a dit que pour les petites communes, on étudierait leur cas. »
Autre dossier, la taxe pérenne. « Alors là, on est tombé sur des gens qui n'ont rien compris. Ils pensaient que c'était un nouvel impôt, mais après quelques explications, on leur a proposé de constituer un groupe de travail. »
Enfin, le statut des ouvrages d'art qui sont censés devenir la propriété des municipalités en échange de 8 % de leur valeur a été évoqué. « Ce n'est pas acceptable. Les communes ne pourront supporter les travaux d'entretien du pont qui les traverse, déplore l'ancien maire de Londigny. Là encore, on constituera un groupe de travail pour affiner ça. »
Le Sud Ouest