Par Pascale Binet
Transports Le tracé inquiète dans les vignobles « Un terroir, ça ne se déplace pas ! On ne peut pas laisser le TGV menacer 10 % des vignobles sous prétexte d'épargner quelques habitations diffuses. » Jean-Michel Rigal, le président des vins du Frontonnais monte au créneau alors que le fuseau de passage définitif de la ligne grande vitesse (LGV) doit théoriquement être validé lundi à Bordeaux. Et, derrière le symbole de la vigne, c'est toute la campagne qui gronde. « En tout, 240 hectares agricoles et une quarantaine d'exploitations sont menacés dans le Nord toulousain », précise Yvon Parayre, le président de la chambre départementale d'agriculture. Il estime « être un élu comme les autres » et se désole de ne pas avoir été consulté au même titre que les maires.
Des amendements campagnards
Pas foncièrement opposé au projet de LGV, le monde agricole a proposé hier quelques ajustements au fuseau D, le grand favori. Il suggère notamment de prolonger de « plusieurs centaines de mètres » le tunnel prévu à Pompignan, de façon à épargner le vignoble. Il verrait aussi d'un bon œil un itinéraire longeant le canal de plus près au nord de Toulouse. Ces arguments ont quelques jours pour convaincre. « Notre appellation est protégée, et si nous ne sommes pas entendus, nous exercerons des recours », prévient Jean-Michel Rigal." 20 Minutes Toulouse du 270510
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