Le président de la Région, Martin Malvy prévient. Il cessera de payer si la ligne n'est pas prolongée vers Toulouse. Devant les difficultés financières de l'Etat, la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet aurait l'intention de demander une évaluation de la pertinence socio-économique des prochaines lignes à grande vitesse.
Si le tronçon Bordeaux-Toulouse devait être remis en cause, le socialiste Martin Malvy s'est dit prêt à exiger le remboursement de son argent.
Tours-Bordeaux ne serait pas concerné. Mais l'information a suscité l'inquiétude dans le Sud-Ouest parmi les collectivités qui ont accepté de participé au financement de Tours-Bordeaux. Ce maillon doit ensuite être prolongé par trois branches distinctes : vers Limoges (à partir de Poitiers), au sud de Bordeaux vers l'Espagne via le Pays basque et vers Toulouse.
" Nous avons été les enfants sages. On nous a dit : si vous voulez l'avoir (la LGV à Toulouse), faudra le payer. On a accepté de le payer (...) mais qu'on ne nous prenne pas demain pour des demeurés ou des provinciaux attardés", a lancé M. Malvy ce jeudi devant l'assemblée régionale.
" Si on n'a pas la garantie que le tracé se poursuit, s'il devait être interrompu à Bordeaux ou décalé dans le temps, je vous proposerais d'arrêter immédiatement le versement de nos paiements", a-t-il dit. M. Malvy a ajouté ensuite, en marge de la session, qu'il demanderait aussi " le remboursement de ce qui a déjà été versé, comme je l'avais fait et obtenu devant les tribunaux lorsque le gouvernement avait renoncé au Pendulaire entre Paris et Toulouse par Limoges après nous avoir amenés à en financer les études ".
Midi-Pyrénées s'est engagée à hauteur de 102 millions d'euros dans la construction de Tours-Bordeaux, chiffrée à 6,7 milliards (en euros constants).
>> consulter le site de RRF pour les informations sur la ligne LGV
>> le site du ministère de l'écologie du développement durable et des transports pour le détail sur les 3 tronçons
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