Par Pascale Binet
Jean-Marc AYRAULT a voulu confirmer implicitement le caractère prioritaire de la LGV Bordeaux-Toulouse.
Mais, dans le dossier de 25 pages remis à la presse cet après-midi, cette LGV n’est pas citée une seule fois. Le rapport cite pourtant les 4 LGV en cours.
De plus, l’ambigüité demeure sur l’agenda. Il n’y a aucune certitude sur le fait d’avoir la Déclaration d’Utilité Publique en 2014, ni que les travaux seront lancés en 2017 une fois Tours-Bordeaux achevée. Et encore moins sur la mise en service en 2020.
Seuls deux points semblent acquis : le lancement des travaux avant 2030 et l’abandon du prolongement à Narbonne, reporté à bien plus tard.
Enfin, le Premier ministre n’a pas détaillé le moindre plan de financement.
Il n’y a donc aucune garantie que le TGV arrive à Toulouse en 2020-2022. C’est ce que nous craignions : un grand flou.
Le Gouvernement tente donc un coup politique préélectoral, à l’approche des municipales. Il fait un pari : les écrits restent, mais les paroles s’envolent… Qu’il se détrompe, les Toulousains sauront s’en souvenir.
Jean-Luc MOUDENC, Député de la Haute-Garonne, Maire de Toulouse de 2004 à 2008
François CHOLLET, Président du Groupe Toulouse Métropole d’Europe à la Communauté urbaine
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