Michel Héritié a pu faire part de ses préoccupations à RFF et Lisea (Vinci).
Le vote de la communauté urbaine de Bordeaux pour la LGV n'aura pas lieu vendredi prochain mais le 11 février. C'est ce que demande en tout cas Michel Héritié, maire d'Ambarés et vice-président de la CUB. Dès hier soir, l'élu a demandé à Vincent Feltesse, président de la CUB, de reporter la date du vote afin d'avoir le temps de vérifier et de bien verrouiller le protocole d'accord passé avec RFF et Lisea (Vinci).
Ambarès mieux traitée ?On sait, pour l'avoir développé dans notre édition d'hier, que le maire d'Ambarés trouvait un peu légers les engagements des concepteurs de la ligne. Peu de protections, peu de compensations pour Ambarés, la commune la plus sévèrement impactée par le projet. Aussi, le maire et plusieurs élus menaçaient-ils de refuser de voter l'apport financier de la CUB : 130 millions d'euros.
Hier après-midi, une réunion de travail a eu lieu à Mériadeck en présence du maire d'Ambarés, du directeur de RFF, d'un représentant de Lisea (Vinci) et de la secrétaire générale de la préfecture. Si l'on en croit Michel Héritié, cette réunion a permis de faire avancer les choses. Des engagements beaucoup plus précis et sérieux pourraient être pris pour la commune d'Ambarés. « Le protocole d'accord va être revu. Le nouveau texte va faire la navette entre RFF et la CUB afin d'être modifié et rédigé comme tout le monde le souhaite », précise le maire. Lorsque le texte sera jugé satisfaisant par toutes les parties en présence, il sera présenté aux membres de la CUB pour approbation et vote final. Le 11 février ?
Le Sud Ouest du 180111