| Voici maintenant plus de 3 semaines que le sommet de notre parti est en crise du fait de la contestation née du vote du 18 novembre. Je suis aussi affligé que vous de cette situation à la fois pénible et inédite. Il s'agit d'une violente querelle personnelle et non, chacun l'a compris, d'un problème véritablement politique. Heureusement, depuis 10 jours, l'accalmie médiatique a succédé à la tempête des déclarations intempestives du début. Heureusement, depuis 10 jours, Jean-François COPE et François FILLON se parlent en direct et dans la discrétion. Je formule le voeu qu'ils trouvent au plus vite un accord de sortie de crise. Un échec de leurs pourparlers achèverait de les discréditer. Comme Président de la Fédération et unique Député dans notre Département, je vous dois information et explication sur la ligne de conduite que j'ai adoptée. Mon premier souci, sur la forme, a été de ne pas alimenter localement la « machine médiatique » par des déclarations fréquentes et belliqueuses ; j'ai donc pratiqué la retenue médiatique et invité les responsables locaux de notre mouvement à la même prudence. Sur le fond, j'ai agi, avec l'efficace concours de notre Secrétaire Départementale, Laurence ARRIBAGE, pour maintenir l'unité de notre formation en Haute-Garonne et ne pas y prolonger le conflit parisien. Je remercie tous les membres de l'Equipe Départementale, les Délégués de circonscriptions et les responsables locaux des équipes de campagne COPE- FILLON d'avoir suivi mes consignes en ce sens. Au niveau national, j'ai participé (et je continue) à toutes les initiatives de nature à apaiser, à sortir de la crise et à retrouver le chemin de l'unité. C'est pourquoi j'ai condamné la scission du groupe UMP de l'Assemblée Nationale ; je sais trop les handicaps que génère ce type d'initiative et la division structurelle qui en découle ! Je suis donc resté au groupe UMP d'origine, que préside avec beaucoup d'à-propos et d'esprit de rassemblement l'ancien Ministre Christian JACOB . J'ai signé deux appels des « non-alignés » initiés par Nathalie KOSIUSKO-MORIZET et Bruno LEMAIRE ; je l'ai fait d'autant plus naturellement que j'étais, avec eux, dans la quarantaine de députés qui avaient choisi de ne pas faire campagne pour un candidat à la Présidence, déjà par souci d'unité. A ce sujet, je vous prie de trouver ci-joint la copie de la Tribune collective que nous avons cosignée et qui a été publiée dans le « Figaro » du 5 décembre dernier. Il y a peu, j'ai également donné mon soutien à la motion proposée par les anciens Présidents du Sénat, Gérard LARCHER, et de l'Assemblée Nationale, Bernard ACCOYER, dont je vous envoie également le texte. Ce que nous vivons est si préjudiciable pour nous tous que nous ne pouvons rester les bras croisés, en attendant que sorte la « fumée blanche » des discussions, qui s'éternisent trop à mon goût, des deux chefs de file ! Le blocage actuel et la situation de fait sont tels que la simple application de nos statuts ne peut, hélas, suffire à nous sortir de là. C'est pourquoi je milite pour la création d'une Commission des Sages (prévue par une disposition statutaire) où siègeraient des représentants des deux parties en présence. Elle serait chargée de mettre sur pied un nouveau et rapide processus électoral car seule la volonté démocratique des militants, dont je redis qu'ils ont été magnifiques par leur mobilisation exceptionnelle le 18 novembre, peut solder incontestablement la problématique actuelle. Référendum pour valider ou non le résultat proclamé ? Nouveau vote partiel, limité aux bureaux contestés par un des deux candidats (faut-il rappeler que les résultats de 99% des bureaux de vote ne sont contestés par personne) ? Nouveau vote avec la possibilité de nouvelles candidatures après réforme des statuts ? Toutes ces pistes démocratiques sont possibles et il ne m'appartient pas d'opter pour l'une d'elles et d'écarter les autres. Justement, la Commission des Sages pourrait étudier ces différentes solutions et le Conseil National trancher en faveur de l'une d'elles. Nous avons le premier semestre 2013 pour tout régler. Après, ce sera trop tard : nous entrerons en campagne pour les élections municipales, puis nous enchainerons sur les européennes, les sénatoriales, puis les cantonales et les régionales et nous nous retrouverons ... à la mi-2015 ! Simultanément à la constitution de cette Commission des Sages, le groupe UMP de l'Assemblée Nationale serait réunifié, condition consubstantielle de l'engagement d'un nouveau processus électoral. Je ne sais ce qu'il adviendra mais il m'a paru opportun de vous expliquer mes positions. Pour l'heure, je vous exhorte à demeurer sereins et confiants : les idées pèsent toujours plus que les circonstances ou les comportements individuels. Nos électeurs ne s'y sont pas trompés à l'occasion des 3 élections législatives partielles, dont le pouvoir socialiste va sortir affaibli dimanche soir. Cette crise finira et nous nous remobiliserons sur d'autres objectifs, pour l'avenir de nos territoires, avec les municipales en Haute-Garonne comme objectif prochain. Nous en reparlerons bien sûr. D'ici là, je vous invite à participer nombreux au dîner-débat que Toulouse Avenir organise autour d'Alain JUPPE ce mercredi 19 décembre à 20heures à la Salle Mermoz à Toulouse. Réussir cette rencontre autour d'une réflexion sur le renouveau bordelais, impulsé depuis 17 ans par notre ami ancien Premier Ministre, ne pourra que nous faire du bien. Les inscriptions sont enregistrées jusqu'à lundi à ma permanence parlementaire 16 rue Fermat ou en téléphonant au 06 02 28 96 61 (ou 06 70 33 50 97). Nous montrerons ainsi, aux yeux de tous, notre dynamisme et notre unité intacts, ici dans notre département ! Amicalement, | |
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