Le tribunal de commerce de Toulouse a renvoyé sa décision au 13 mars concernant la fermeture définitive de l’entreprise Industries alimentaires de Villemur, ex Brusson , fabricante de vermicelles. Ce fleuron de l’industrie alimentaire situé à Villemur-sur-Tarn, placé en décembre dernier en redressement judiciaire sous la surveillance d’un administrateur, et ses 14 salariés, restent donc en sursis.
L’attente est prolongée de quinze jours. Les 14 salariés de l’ancienne entreprise Brusson, rebaptisée en juillet 2010 Industries alimentaires de Villemur (IAV) depuis le rachat par le groupe espagnol General Bakery, seront fixés sur leur sort le 13 mars. En effet, ce mardi 28 février, le tribunal de commerce de Toulouse a renvoyé sa décision au motif d’une demande d’information supplémentaire.
Pour Me Vincent Mequinion, l’administrateur judiciaire dont le rôle est d’assister le chef d’entreprise dans la restructuration de la société placée en redressement judiciaire depuis le 15 décembre, le tribunal « entend les engagements du chef d’entreprise qui fait tout pour préserver les emplois ». Il a indiqué que la société espagnole devrait présenter un « projet de restructuration non définitif », sans toutefois préciser les modalités.
Les salariés ne se bercent pas d’illusions et supposent que sept d’entre eux seront repris. « On brade notre savoir-faire et on ne sait pas si la production des cheveux d’ange, seule activité du groupe maintenue et commercialisée sous la marque Supralta, va repartir », indique Jacques Bortoli, représentant des salariés entré dans l’entreprise il y a quarante ans, craignant de pointer au chômage à 57 ans. Il précise qu’aujourd’hui « les machines sont à l’arrêt car les installations d’eau chaude ont gelé » et ajoute que certaines ont été délocalisées dans l’usine du groupe à Carthagène en Espagne.
Ce fleuron de l’industrie alimentaire, fondé en 1872 par la famille Brusson à Villemur-sur-Tarn (photo), comptait jusqu’à 700 salariés. Spécialisée dans les pâtes alimentaires, l’entreprise s’est diversifiée dans les biscottes, le pain de mie, les toasts… Pourtant cette « époque glorieuse » selon Jacques Bortoli s’est soldée par trois rachats de la société en difficulté, par la Financière Villemur en 2000, la Mie Occitane en 2006, puis par IAV en juillet 2010.
ToulEco