Demandée par le maire André Bonichon aux services de Lisea (société concessionnaire de Réseau ferré de France), une projection en 3D de la Ligne à grande vitesse (LGV) sur Nersac a permis de faire prendre conscience, à la centaine d'auditeurs présents lundi 20 février, des effets induits de la construction et de l'exploitation de la ligne.
André Becquer, responsable des études et de la concertation en Charente, pour parler du problème des décibels, a notamment évoqué la moyenne par jour des normes admises.
Les secteurs concernés
Le trafic sera de 70 trains de voyageurs par jour, et dix de nuit (entre 22 heures et 6 heures).
Sur la commune de Nersac, la voirie est concernée sur trois secteurs : rue Ampère, RD 699 et VC 204. Trois ponts seront construits : viaduc de la Charente Sud (tablier de 180 m de long, à 12 m du lit de la rivière), viaduc de la Boëme (450 m de tablier, à 23 m) et pont de la ligne Saintes-Angoulême.
À la demande d'un effort pour une protection complémentaire autour des viaducs, il a été répondu : « Pas de protection prévue, pas d'obligations définies dans les engagements de l'État. Les seules réglementations sont les engagements de l'État. » Entre autres, le secteur de la Maladrerie pose problème. Le départ des travaux est lié à la signature par les autorités des arrêtés sur l'eau et les espèces protégées.
Étude des vibrations
Un expert désigné par le tribunal fera un état des lieux. Une étude des vibrations est en cours. La circulation pendant le chantier se fera sur l'axe principal, la RN 10 et RD 699.
Circulation publique : maintien de la circulation sur la RD 699. Coupure définitive de la VC 1 à partir d'octobre 2012. Coupure provisoire de la VC 204 d'avril à décembre 2012. Coupure de la rue Ampère de mars à octobre 2012.
Pour les élus présents, « de très nombreuses interventions d'auditeurs auraient pu être consignées sur les cahiers des diverses enquêtes publiques, ce qui aurait donné encore plus de force aux requêtes des élus et des associations, alors qu'on les a comptées sur les doigts d'une main ».
Le Sud Ouest