À quoi ressembleront les transports ferroviaires du futur ? Pour en savoir un peu plus, il suffit d’aller sur le site du ministère de l’Écologie. On y découvre le « nouveau Schéma national des infrastructures de transport ». Le Snit se préoccupe de tous nos modes de déplacement et consacre la part la plus importante au rail.
62,2 % des investissements seront consacrés à ce moyen de transports. Il arrive loin devant les transports collectifs urbains (18,1 %), le fluvial (9, 7 %), la route (7,8 %), les ports (1,8 %) et l’aérien (0,6 %). Cette répartition est une conséquence du Grenelle de l’environnement. Au départ, 170 milliards d’euros devaient être investis dans ce schéma. Les calculs ont été refaits pour alléger la facture tout en y incluant d’autres idées.
La partie ferroviaire accorde une grande importance au TGV. Parmi les lignes à grande vitesse qui devraient bénéficier d’un coup de pouce, la liaison Marseille-Toulon-Nice ainsi que les lignes Paris-Brest et Paris-Quimper ont été retenues. Ces deux dernières devraient permettre de relier les deux villes bretonnes à Paris en trois heures. Au total, la France devrait compter 4000 km de lignes à grande vitesse.
Selon le texte, le gouvernement entend améliorer « les maillons de connexion avec le réseau européen, notamment en plaine d’Alsace et dans le sillon lorrain ». Du côté du fret, on remarquera en revanche que les ambitions laissent de côté la plaine rhénane au profit d’un développement Nancy-Dijon à destination du sud de la France, via le couloir rhodanien. L’ouest est d’ailleurs tout aussi absent, si l’on se réfère à la carte qui accompagne le schéma.
Le Pays du 080211