Associations et élus opposés au projet se sont réunis à Bordeaux.
Ils s'étaient rassemblés convaincus que la Ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) constitue une incongruité. Ils sont ressortis de la conférence-débat organisée samedi à Bordeaux… convaincus que les lignes Tours-Bordeaux, Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne restent une incongruité !
Denise Cassou, porte-parole de la coordination Vigilance LGV, qui réunit les associations du Sud-Gironde, le confirme. Tout en précisant que le but de cette réunion intitulée « Pourquoi le TGV ne sauvera pas le chemin de fer », était aussi de porter la discussion dans le chef-lieu, hors les manifestations du Langonnais. L'association écologiste Sepanso ainsi qu'Aquitaine-Alternatives comptaient parmi les organisateurs.
Rationalité
Daniel Delestre, vice-président régional de la Sepanso, rappelle que « dans la concertation, RFF (Réseau ferré de France) et la Région évitent les sujets qui fâchent… D'autant que parallèlement au projet de LGV, on effectue des investissements comme l'autoroute A 65 ! Pourquoi n'améliore-t-on pas les lignes existantes ? En Aquitaine, la rationalité de ces projets n'est pas abordée. »
On retrouvait samedi de nombreux élus du Sud-Gironde, ainsi que des associations venues de l'ensemble de la région. « Même si la question du financement est importante, précise Mme Cassou, en dehors de cela, il existe plein d'oppositions. L'unanimité pour cette ligne se lézarde de plus en plus. Même dans des partis politiques comme le PS, dont les grands élus sont des inconditionnels du projet ! Il n'y a pas besoin de lignes nouvelles pour accueillir le trafic existant. »
Une intervenante anonyme force le trait en synthétisant : « Qu'est-ce que c'est que cette folie de la grande vitesse qui permet de gagner trois minutes pour un milliard d'euros ! »
Le Sud Ouest du 070311