Le rapport Bianco sur la réforme du système ferroviaire menace indirectement la LGV Toulouse-Paris. La réponse de la faisabilité du projet sera donnée fin juin 2013.
Menaces sur la LGV. Dans un rapport sur la réforme du système ferroviaire remis ce lundi à Jean-Marc Ayrault, l'ancien ministre Jean-Louis Bianco préconise notamment une offre alternative entre TGV et TER, avec des trains roulant à 200 km/h offrant une solution plus abordable aux métropoles et aux régions "sans attendre 20 ou 30 ans".
Le calendrier de l'arrivée du TGV mettant Toulouse à 3 heures de Paris, avec un début des travaux en 2017 et une mise en service en 2020, pourrait donc être remis en cause. Un scénario que n'accepte pas par Martin Malvy président de Midi-Pyrénées. Il a déclaré que la région ne se satisferait pas d'un TGV "au rabais". D'autant que, selon l'élu, cette possibilité a déjà été étudiée. "Le résultat est sans appel : de 1,5 milliard à 4 milliards d'euros de dépenses pour un gain de temps marginal. Cette solution laisserait Toulouse à quatre heures de Paris, donc toujours au-dessus du seuil de trois heures ne permettant pas la compétition avec l'avion et relançant ainsi la question d'un second aéroport."
Midi-Pyrénées fixé fin juin 2013
Les Toulousains en sauront plus fin juin 2013. Une commission doit publier un rapport sur le bien-fondé et l'urgence de l'ensemble des liaisons ferroviaires, routières et fluviales que le précédent gouvernement voulait réaliser. L'actuel exécutif affirme qu'il est impossible de financer l'ensemble de ces projets. En Midi-Pyrénées, l'autoroute Castres-Toulouse se trouve aussi sur la sellette.
Métro