Hier matin, plusieurs centaines de personnes ont manifesté leur opposition face à l'implantation d'un remblai soutenant la future ligne LGV.Le rejet est unanime.
Hier en milieu de matinée, le premier magistrat de Bressols, Jean-Louis Ibres, l'a clamé (bien) haut et (très) fort : « Ce combat est de la plus haute importance pour la commune de Bressols, mais aussi pour notre territoire. J'ai la ferme conviction que la bataille n'est pas perdue. Ce rassemblement exprime notre volonté ferme et définitive de nous opposer au remblai. Nous ne lâcherons absolument rien. »
Ce remblai qui a cristallisé bon nombre de colères et d'inquiétudes dans son sillage (300 personnes réunies hier sur la place de la mairie de Bressols) a été imaginé par RFF pour soutenir le passage la future LGV.
Un remblai qui n'a pas laissé insensible le président du conseil général, Jean-Michel Baylet, qui relevait au moment des différentes prises de parole de soutien à l'action des élus bressolais : « Dans ce dossier de la LGV, le conseil général avait très rapidement identifié certaines difficultés qui, dès le début, nous ont amenés à nous positionner de manière claire et précise auprès de RFF. Il apparaissait que le projet de traversée de la commune de Bressols était fort complexe. Nous réaffirmons aujourd'hui que vos conditions de vie et votre environnement doivent être respectés. La participation financière du conseil général reste suspendue à l'accord plein et total des élus représentatifs des populations concernées par ce tracé et qui œuvrent au mieux de l'intérêt général. »
Les mots « solidaires » et « muraille infranchissable » ont servi de fil rouge à ce mouvement protestataire qui ciblait un ouvrage de 2,5 km de long, de 80 mètres d'embase et de 15 mètres de haut. Sylvia Pinel, député, s'était félicitée d'une « présence massive aujourd'hui qui démontre la volonté de travailler collectivement afin que le passage de la ligne LGV se fasse dans les meilleures conditions possibles. Il faut savoir dépasser les contextes financiers et budgétaires afin que vous puissiez vivre dans les conditions que vous avez choisies. Le tracé de la LGV ne doit pas se faire à n'importe quelles conditions et à n'importe quel prix. Nous avons demandé un passage de la ligne exemplaire au niveau environnemental, paysager et acoustique. Aujourd'hui, nous le réaffirmons, la voix des élus et des populations doit être entendue. » Un lâcher de ballons arrimé à une hauteur symbolique de 15 mètres a complété ce mouvement protestataire.
La Dépêche Du Midi