Lundi, l'Association de sauvegarde des Landes des Coteaux de Gascogne (ASLCG) et Alternative LGV ont réuni plus de 300 personnes dans la grande salle de la Bartère. L'objet de cette réunion : le rapport d'expertise effectué par le cabinet d'étude Claraco spécialisé dans le domaine ferroviaire qui a réalisé celle du tronçon espagnol et le cabinet de géomètres AC 21.
Réalisée sur les mêmes bases que celle des Grands projets du Sud-Ouest (GPSO) et Réseau ferré de France (RFF), l'étude de 120 pages présentée par Bernard Faucon-Lambert et Michel Ponthoreau détaille la faisabilité d'une alternative à la LGV GPSO qui n'est autre que la modernisation de la ligne existante entre Bordeaux et Toulouse.
Alors que la LGV GPSO coûterait 7,8 milliards d'euros - hors investissement « gares » et 1 milliard pour la remise en état de la ligne - dont 130 millions qui seraient à la charge du Département. L'aménagement de la ligne existante reviendrait à 2,8 milliards d'euros version incluant les deux shunts : Port-Sainte-Marie et Moissac, soit 650 000 euros chacun.
D'autre part, l'étude démontre un gain de temps avec la LGV de 6 minutes entre Toulouse et Bordeaux, soit 1 milliard la minute. Côté verdures, le projet alternatif empiéterait sur 175 ha d'espace agricole alors que GPSO en condamne 3 000. Côté câbles, la nouvelle ligne consommera trois fois plus d'électricité et une centrale à énergie fossile devra être construite pour faire face.
Requête au Département
Aussi, l e projet de gare Toulouse-Nord à Montauban éclipserait peu à peu la zone d'influence d'Agen, encerclée par les deux capitales régionales. L'ASLCG, Alternative LGV et la Coordination 47 ne sont pas opposées au progrès mais préfèrent l'option de l'aménagement de la ligne existante.
Jean-Claude Guénin, conseiller général de Casteljaloux, va demander au président du Conseil général de rendre cette présentation publique lors d'une séance plénière devant la commission permanente. Cette étude doit être présentée à l'ensemble des conseillers généraux le 27 janvier.
Raymond Girardi, conseiller général de Bouglon, coprésident d'Alternative LGV est persuadé que la majorité des conseillers généraux refuseront de financer la LGV GPSO.
Le Sud Ouest