Le Département et le Grand Auch doivent débourser 2,6 millions d'euros.
Ça y est, c'est signé. Après celles d'Aquitaine la semaine dernière, les collectivités de Midi-Pyrénées ont officialisé, hier, le protocole d'accord sur la convention de financement du tronçon de la LGV Tours-Bordeaux. Tout s'est passé à la préfecture régionale, vers midi, en présence notamment de Martin Malvy, président de la Région, et de Philippe Martin, chef de l'exécutif gersois.
Un intérêt indirectA priori, la LGV entre Bordeaux et Tours n'a aucune incidence sur le Gers. Sauf que l'axe Bordeaux-Toulouse prolongera le vaste chantier. Du coup, deux collectivités gersoises, intéressées indirectement, participent à son cofinancement : le Département à hauteur de 1,7 million d'euros et l'agglomération du Grand Auch, qui a voté en décembre dernier une subvention de quelque 900 000 euros.
Une petite somme en comparaison des contributions d'autres collectivités, diront les médisants. Certes, la Région avec une centaine de millions d'euros, le Conseil général de Haute-Garonne (68,2 millions) ou le Grand Toulouse (53,2 millions) participent bien davantage au chantier de la ligne Tours-Bordeaux, évalué à un milliard d'euros. Le Gers fait pourtant partie des contributeurs.
Se jugeant trop éloignés de la ligne, le Tarn (qui devait participer à hauteur de 2,4 millions), le Lot (2,7 millions) et l'Aveyron (2 millions) refusent, par exemple, de verser le moindre sou.
Le Sud Ouest du 120411