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Le chantier ne fait que débuter

TGV_1301.jpgL'ouvrage ferroviaire de 1 239 mètres de long n'ouvrira qu'en 2017, mais déjà les travaux viennent de démarrer. Le chantier du futur viaduc de la Dordogne, le plus gros ouvrage de la future Ligne à grande vitesse Bordeaux-Tours, démarre. Les habitants de Saint-André-de-Cubzac et de Cubzac-les-Ponts viennent d'en être informés par Lisea et Cosea, le concessionnaire et le groupement d'entreprises chargés de réaliser la ligne. Via une permanence téléphonique et un site Internet, Lisea et Cosea se sont engagés à fournir aux habitants une information claire et précise au fur et à mesure qu'évoluera le chantier (1).

Car il va sans dire que l'approvisionnement de la zone de travaux provoque et va provoquer des nuisances, notamment sur les voies d'accès. Les camions et engins doivent inévitablement faire des navettes. Ils abordent la zone en quittant l'autoroute A 10 à hauteur de la sortie 40b. Ils traversent Saint-André (route de Libourne, rue Dantagnan, avenue de la Gare, avenue de la République), empruntent ensuite la route de Bordeaux (R 10) passent Cubzac et, avant le pont Eiffel, prennent la route d'Asques (RD 737) avant de plonger vers les rives de la Dordogne.

Des routes où il faut donc se montrer particulièrement prudent. Et pas seulement maintenant, ça va durer des mois.

Comme prévu, il y a deux zones de chantier. La principale est déjà délimitée sur la commune de Saint-Romain-la-Virvée. Elle s'étale sur 4 hectares et va accueillir les principales installations et le stockage de matériels. L'autre zone se situe de l'autre côté de la rivière (côté Ambarès). Elle est de plus petite taille. Elle est surtout là pour permettre d'alimenter le chantier en matériaux.

230 pieux métalliques

Au fil des jours, le chantier va monter en puissance. Cet été, toutefois, il ne faut ne pas s'attendre à des choses très spectaculaires. Les travaux vont doucement évoluer, à l'image de ceux du futur pont levant Bacalan-Bastide à Bordeaux. Il y a, dans un premier temps, beaucoup de travaux préparatoires comme la réalisation de ponts métalliques provisoires (des estacades), ouvrages dont le montage prend beaucoup de temps. Deux estacades de 300 mètres seront nécessaires pour accéder au milieu de la rivière. Une de chaque côté. Pour les réaliser, 230 tubes (pieux) métalliques de 8 tonnes et de 19 à 32 mètres de longueur vont devoir être plantés au fond de la Dordogne. Ce qui représente 1 840 tonnes de métal au total. 1 200 tonnes de tubes sont arrivées de Turquie par bateau, les 600 tonnes restantes ont été récupérées sur le chantier du pont levant. C'est le même groupe d'entreprise (Vinci) qui réalise le pont ferroviaire.

Le « battage » de ces « tubes » (dans le jargon professionnel) va prendre plusieurs semaines. Une fois plantés, ils supporteront un tablier métallique, suffisamment large et solide pour que les engins de chantier - type grue ou bulldozer - puissent y circuler sans risque.

Ces ponts provisoires permettront d'accéder aux lieux d'implantation des fondations du viaduc. L'ouvrage de 1 239 mètres de long reposera sur huit piles. Six seront plantées en rivière. Elles seront coulées sur place après la réalisation de batardeaux, sorte de goulots verticaux réalisés avec des palplanches, de grandes tôles de 80 centimètres de large, enfoncées dans le sol.

41 m de profondeur

Ces palplanches délimitent une sorte de bassin. Une fois cet espace réalisé, l'eau est pompée, ce qui permet aux ouvriers de travailler au sec. Et ici, ce sera plus que nécessaire, chaque pile devant reposer (en fond de rivière) sur huit à treize pieux de béton glissés jusqu'à 41 mètres de profondeur. La réalisation des ponts provisoires a commencé, le reste va suivre. Si tout va bien, les ouvriers pourront travailler « au sec » dès cet automne, probablement en novembre. Et même si le coulage se fera très vite, les piles ne pointeront pas leur nez avant longtemps.

Pour avoir une idée de l'ampleur qu'aura ce chantier, les amateurs de grands travaux pourront toujours se rendre cet été sur la commune d'Ambarès-et-Lagrave.

Ici, ça commence à devenir très animé et ça va le devenir encore plus dans les jours qui viennent. Dans le quartier de la Gorp, les entreprises vont procéder à la pose des poutrelles et à la construction du nouveau pont routier René-Coty (travaux de jour et de nuit).

Cet été, aussi, va débuter la réalisation des fondations des ouvrages d'art prévues, le fameux « saut de mouton » (franchissement de la voie ferrée actuelle Bordeaux-Nantes) et des estacades d'Ambarès (travaux de jour sauf certains). Dans le même temps, les ouvriers devraient commencer les remblais tout au long de la future ligne.

(1) Les habitants du secteur peuvent se tenir en permanence informés en téléphonant au 05 49 11 82 53 ou en consultant les sites Internet : saintandre@cosea.com ou lgv.cubzac@cosea.com

Le Sud Ouest

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