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La région Midi-Pyrénées financera le TGV vers le Sud-Ouest

TGV_588.jpgLa ligne de TGV mettra Bordeaux à 2 heures de Paris en 2017 au lieu de 3 h, et Toulouse à 4h20 de Paris au lieu de 5h20.

Le Conseil régional de Midi-Pyrénées a voté hier sa contribution au financement de la ligne de TGV Tours-Bordeaux, qui mettra Bordeaux à 2 heures de Paris en 2017 au lieu de 3 h, et Toulouse à 4h20 de Paris au lieu de 5h20. Le conseil régional apportera 102 millions d'euros - et l'ensemble des collectivités de Midi-Pyrénées 280 millions - sur un montant évalué à 6,7 milliards. Le président de région, Martin Malvy (PS), a affirmé avoir obtenu du gouvernement la garantie que la ligne sera prolongée en suivant jusqu'à Toulouse d'ici à 2020. «   Nous ne paierons que 60 à 70 % de notre contribution pour Tours-Bordeaux tant que les travaux pour Bordeaux-Toulouse ne seront pas lancés, a-t-il indiqué. J   'ai aussi obtenu, vendredi, l'engagement de Nathalie Kosciusko-Morizet que l'aménagement à quatre voies de l'entrée de Toulouse à Saint-Jory sera financé de la même façon que la levée du bouchon ferroviaire de Bordeaux. »

  En comptant la portion Bordeaux-Toulouse, les collectivités de Midi-Pyrénées débourseront pour le TGV 1,1 milliard d'euros dont plus de 420 millions du conseil régional.

 

Casse-tête
En attendant cette deuxième phase, le montage financier de la LGV Tours-Bordeaux est déjà un casse-tête. Le concessionnaire privé Vinci apporte 29,1 %, Réseau Ferré de France 26,26 %, l'État 22,45 %, l'Europe 0,15 % et les collectivités territoriales 22 %. Mais certaines des 57 collectivités concernées ne veulent pas payer à la place de l'État. C'est notamment le cas des conseils généraux des Hautes-Pyrénées et du Tarn, et de la Région Poitou-Charentes dont la présidente Ségolène Royal a proposé une avance remboursable à l'État.

Hier, Martin Malvy a fait face à l'opposition des élus Europe Écologie qui font partie de sa majorité. Les écologistes préfèrent un réaménagement de la ligne existante. «   À ce jour, le projet de LGV Bordeaux-Toulouse est estimé au minimum à 5,2 milliards d'euros, alors que l'aménagement défendu par Europe Écologie représente au plus un milliard avec un différentiel de temps de 30 minutes sur le trajet Paris-Toulouse », a déclaré François Simon, vice-président du conseil régional. L'élu écologiste s'est aussi élevé contre le partenariat public-privé (PPP) : «   Avec une participation de Vinci de seulement 29 % au lieu de 50 %, le PPP est une supercherie ! »

Mais Martin Malvy n'entend pas revenir sur ce projet défendu depuis longtemps. « L'aménagement de la ligne existante mettrait Toulouse à 3h57 de Paris et limiterait la capacité de circulation à 15 TGV et 10 TER de plus par jour, ce n'est pas sérieux   ! a-t-il répondu.   Tout en reconnaissant que la participation des collectivités est « lourde », il a rappelé que « le financement des lignes TGV a emmené le gouvernement à créer la Taxe intérieure sur les produits pétroliers Grenelle, qui nous apportera 30 millions d'euros par an à partir de 2011. » Seuls les écologistes ont voté contre, mais le PRG et le Front de gauche se sont abstenus, tandis que les socialistes ont reçu le soutien de la droite.

L'indépendant

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