Le préfet de Région a présenté les enjeux économiques de la LGV Sud Europe Atlantique, un chantier de dimension européenne. L 'emploi, l'emploi, l'emploi :Bernard Tomasini, préfet coordonnateur du chantier de la ligne LGV SEA (Sud Europe Atlantique) Tours-Bordeaux a, hier, lors d'une conférence de presse, répété à l'envi cette volonté de l'État. Un dossier qu'il ne conduit pas seul : il avait à ses côtés les représentants du conseil régional, de pôle emploi et de COSEA (Construction SEA Tours-Bordeaux) qui est le groupement d'entreprises, LISEA sera le concessionnaire pour cinquante ans.
'' La plus grosse partie du recrutement en 2013 et 2014 ''
Tant sur le plan économique, - où les retombées sur Poitiers et son agglomération seront importantes avec quelque cinq cents personnes qui séjourneront durant plusieurs années dans la capitale régionale du Poitou-Charentes - qu'en matière d'emplois, ce chantier de « dimension européenne » est une opportunité. Sur ce dernier volet, le représentant de l'État s'est engagé en annonçant entre « 1.300 et 1.500 emplois directs » en perspective sur l'ensemble du tracé. Un ballon d'oxygène que la région Poitou-Charentes, particulièrement asphyxiée par les fermetures des équipementiers automobiles notamment, ne veut pas laisser passer. D'où cet engagement avec les trois autres partenaires. « La plus grosse partie du recrutement, a expliqué Erik Leleu, directeur des ressources humaines à COSEA, aura lieu en 2013 et 2014. »
Il reviendra à pôle emploi de mener cette tâche en installant « une équipe régionale placée sous la houlette de COSEA », a souligné Dominique Morin, directeur régional de pôle emploi. Le cadre a précisé que des équipes « dédiées dans la Vienne, en Charente et en Charente-Maritime » seront constituées. La formule du guichet unique à pôle emploi a été retenue afin de faciliter les démarches des personnes intéressées. Mais cet organisme, qui dépend de l'État, ne sera pas, non plus, seul, à travailler pour ce chantier. « Nous allons mutualiser les énergies », a promis Dominique Morin.
Sous la forme de contrat à durée de chantier, les embauchés suivront une formation, compétence du conseil régional de Poitou-Charentes : « Nous allons nous appuyer sur ce projet pour prendre chacune des étapes des métiers de base qui vont servir, a assuré Jean-Luc Fulachier, directeur général des services, et nous nous appuierons sur ce projet pour améliorer le niveau général de qualification des salariés. »
la phrase
'' RFF a retenu LISEA, piloté par Vinci et associé à la Caisse des dépôts et consignations ainsi qu'à AXA en tant qu'attributaire '' pressenti '' du contrat de ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux. ''
Ce sont les propos tenus, hier matin, à la préfecture de Région par le préfet, Bernard Tomasini, qui a présenté devant les acteurs économiques du Poitou- Charentes le chantier de la ligne LGV SEA. Le représentant de l'État a précisé qu'il fallait attendre l'achèvement du « tour de table financier » qui est en cours pour définir véritablement l'attributaire.
le chiffre
7
C'est la somme en milliards d'euros, annoncée, hier, par le préfet de Région, Bernard Tomasini, qui sera investie dans le cadre de la construction de la ligne LGV Sud Europe Atlantique dont la fin des travaux est programmée pour 2016.
en bref
Le chantier en chiffres
> 302 km de Tours à Bordeaux et environ 40 km de raccordements aux lignes existantes : c'est la distance de la nouvelle ligne à grande vitesse.
> 2 h 05 seront le temps nécessaire rallier Paris à Bordeaux au lieu des 3 heures aujourd'hui.
> 50 ans. C'est la durée de la concession attribuée par RFF à LISEA.
> 117 communes, 6 départements, 3 régions sont les territoires impactés par le chantier.
> 400 ouvrages d'art dont 19 viaducs et 7 tranchées couvertes sont les constructions inscrites au programme de la LGV SEA.
> 50 millions de m 3 de déblais et 36 millions de m 3 de remblais et merlons accolés seront nécessaires pour édifier cette nouvelle voie.
> 3 millions de tonnes de ballast, 1,1 million de traverses béton, 13.000 supports caténaires seront manipulés pour réaliser l'ouvrage.
La Nouvelle République