"Nouvelle démonstration de force : Après une marche symbolique à la frontière entre la Haute Garonne et le Tarn et Garonne sur la route départementale à Pompignan, après la descente en rappel sur la tour des locaux de RFF à Toulouse, la troisième manifestation du collectif Union pour la Sauvegarde des Villages s’est déroulée à Bénis ce samedi 20 février. Plus de 15 élus représentaient leur ville ou leur canton, et les associations regroupaient plus de 45 communes de Haute Garonne et du Tarn et Garonne. On pouvait distinguer deux catégories de revendications, l’une demandant un tracé au plus près de l’autoroute côté nord de la Haute-Garonne et côté sud du Tarn et Garonne et l’autre une remise en question de la nécessité du TGV dans le centre et le nord du Tarn et Garonne. Le collectif régional Union pour la Sauvegarde des Villages et le collectif Tarn Garonnais du Val de Garonne Lomagne sont totalement solidaires l’un de l’autre, la présence des 1200 manifestants résumant fort bien cette entente. Une délégation a été reçue à la sous préfecture. Les représentants des associations ont dénoncé le manque de concertation et demandent une étude contradictoire indépendante.
La LGV s’impose dans les régionales : Une lettre ouverte contenant 5 questions avec réponse fermée sur le sujet de la LGV va être envoyée aux candidats et soutiens des candidats aux élections régionales. Les réponses seront publiées après un entretien avec les candidats avant le premier tour. Le collectif, fort du mouvement citoyen des électeurs, compte peser de tout son poids dans la campagne électorale.
Europe Ecologique – Majorité Présidentielle – Modem : Peut-être un terrain d’entente sur la LGV pour le bien public et au delà des divergences politiques ? Mr Lafon maire de Castanet tête de liste du MODEM, Mme Barèges députée maire de Montauban tête de liste de la Majorité Présidentielle, Mr Onesta tête de liste d’Europe Ecologie, sont favorables à un tracé au plus près de l’autoroute conformément au compte rendu du débat public de 2005 car impactant moins d’habitations. Le front de Gauche, ouvert au dialogue, indiquera aussi sa position. Quant à la liste PS-PRG elle refuse de prendre partie.
Le mercredi 10 février, au Conseil Régional de Haute Garonne, par Mr Cujives porte parole de Mr Malvy sur ce sujet, la liste PS-PRG semblait finalement accepter un tracé dans le Frontonnais côté « Ouest », accolé au plus près de l’autoroute mais refusait paradoxalement de signer la pétition pour élus rédigée par le collectif Union pour la Sauvegarde des Villages. Nouvel entretien le mercredi 24 février avec le collectif, mais pas de position franche qui en ressorte pour autant. Mr Cujives assume au contraire être à l’origine de la demande d’étude côté Ouest, vers Grisolles. Du point de vue du collectif, il est difficile de comprendre pourquoi Mr Cujives a demandé à RFF un tracé de LGV dans une zone inondable, au mépris de l’environnement de la plaine de la Garonne, au mépris des céréaliers et des habitants non consultés. Par ailleurs, le collectif a demandé à Mr Cujives que le Conseil Régional, partenaire financier des études et du projet de LGV, mandate RFF pour la réalisation d’une étude de faisabilité au plus près de l’autoroute. En effet, Mr Castan, responsable de RFF lors d’un entretien le mercredi18 février a indiqué être tributaire de l’aval des élus ou des préfets pour pouvoir réaliser l’étude du collectif. C’est aussi la raison pour laquelle des élus locaux, dont Mr Belloc maire de Pompignan, sont intervenus ce mardi 23 février auprès de Mr Bussereau secrétaire d’état aux transports pour appuyer la demande du collectif. A ce sujet, Mr Bussereau a accepté une étude d’un tracé au plus près de l’autoroute. Quant à Mme la députée Pinel du Tarn et Garonne, pourtant présente lors de la manifestation de Pompignan, elle a refusé de signer le mercredi 17 février la pétition pour élus rédigée par le collectif. Pourtant, 3 jours après, il semblait, d’après son discours lors de la manifestation à Benis le samedi 20 février, que Mme Pinel se ralliait à la demande du collectif Union pour la Sauvegarde des Villages en demandant un tracé impactant le moins les populations. C’est ce double langage de certains politiques et leur manque de courage que le collectif souhaite dorénavant dénoncer publiquement. Il lui semble dès à présent inutile d’accueillir dans son cortège de manifestations des politiques plus préoccupés par les caméras que par les demandes des manifestants. " Le Petit Journal du 260210