Une quarantaine de personnes de l'Association de défense intercommunale de Sud-Charente (Adisc) sont venues à la réunion du mardi 12 avril. Tous, qu'ils soient maires, conseillers généraux ou habitants de proximité de la ligne LGV, souhaitent qu'on les informe à chaque progression du projet.
Cette réunion a permis à André Becquer, de Cosea (filiale de Vinci chargée de construire la LGV), de faire un point d'étape sur sa mission sur le secteur Claix-Saint-Vallier. Le déploiement sur le terrain, le planning, les procédures ont été expliqués.
Le premier constat est tout de même le fait que rien n'est encore officiel, la signature de désignation du concessionnaire qui aurait dû se faire le 28 février a été reportée pour cause de problèmes de financement. Tout devrait se concrétiser vers le 15 mai.
Besoin de réponses écritesDe plus, certaines procédures risquent de retarder le démarrage des travaux ; des enquêtes préalables concernant des zones Natura 2000 et sur l'eau sont lancées, mais les réponses pourraient mettre près de six mois à venir. L'avis des architectes des Bâtiments de France a été déjà demandé. Le planning prévoit un début des travaux en janvier 2012 pour les ouvrages d'art, voire fin 2011 pour le secteur de La Couronne. Les protocoles d'acquisition foncière sont prêts, mais il est nécessaire d'attendre la signature officielle de désignation du concessionnaire.
De nombreuses interrogations ont émergé au cours de la réunion. Les maires seront-ils avisés du début des interventions chez eux ? Les remblais provisoires vont-ils gêner les riverains ? Autant de questions des élus. Des réponses ils en veulent, mais précises et surtout écrites. Des réunions de présentation et d'informations sont promises aux maires dès le début mai. Elles seront l'occasion pour les élus de demander des précisions sur leur secteur communal.
À l'issue de la présentation de M. Becquer, un point a été fait sur les travaux de la coordination départementale avec des parlementaires. La coordination des travaux est confiée à la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement). En ce qui concerne le Fonds solidarité territorial (FST) et une éventuelle redevance pérenne, rien n'est solutionné. Nicole Bonnefoy, sénatrice de la Charente, a fait une intervention écrite en attente de réponse. Il est même envisagé de demander un rendez-vous avec la ministre de l'Écologie et des Transports, Mme Kosciusko-Morizet.
Le Sud Ouest du 250411